samedi 18 juin 2016

Été légèrement arrosé.

En mode été.


Cette saison aussi courte qu'appréciée, s'accompagne de vins tout légers tout légers.


À nous les rosés :


Le compagnon de terrasse et de soleil : Le Pive Gris (code SAQ : 11372766, prix en spécial : 15.50$) et le Château La Lieue Coteaux Varois en Provence 2015 (code SAQ : 11687021, prix : 17.30$)
Le parfait accompagnateur à table : Bruno Clair Marsannay 2014 (code SAQ : 10916485, prix : 27.40$) et Domaine Ferrer-Ribière F Côtes Catalanes 2015 (code SAQ : 12924711, prix : 18.40$)


Pour les blancs, suite à la demande grandissante de fruits de mer et de plats légers, pensez à des vins vifs, légers et qui allument les papilles !


Blancs grecs : Domaine Papagiannakos Savatiano 2015 (code SAQ : 11097451, prix : 17.05$) et Argyros Atlantis 2015 (code SAQ : 11097477, prix : 19.10$). Pensez Chablis sur les homards/crabes, vins blancs portugais avec poissons grillés, blancs espagnols en milieu de repas et blancs québécois. N'oubliez pas de bien raffraichir vos vins surtout si vous sortez sur la terrasse, la température monte très vite.


Même chose pour les rouges, on rafraîchit un peu avant de verser dans le verre. Une bonne heure au frigo si vous allez sur la terrasse ou 30 minutes en cas de pluie à l'intérieur... voire plus sur les vins légers tel les vins à base de pinot noir, de gamay et autres cépages ou les tanins sont presqu'absents. Les vins à fort caractère ont moins besoin de se faire refroidir, en fait c'est même à proscrire puisque les tanins deviendraient trop présents. N'oubliez tout de même pas qu'ils gagnent en souplesse vers les 18 degrés Celsius.


Certes, le barbecue demande souvent des vins avec une bonne structure. Pour ce qui est du plat léger, par exemple des cochonnailles et autre ingrédient qui ne nécessite aucune cuisson, on pensera plutôt au vin léger.


Mousseux, bières et cocktails ont aussi la côte auprès des québécois. Ceux-ci ont l'avantage d'être servis frais et demandent moins de préparations dans la plupart des cas puisqu'ils sortent derechef du frigo et passent de suite au verre. Pas de questionnement sur la température idéale donc.


Alors, vous voilà maintenant bien outillés pour passer un été haut en couleurs !


Bonnes dégustations!


dimanche 22 mai 2016

If I were a rich man...

Après un violon, voici le vignoble sur le toit !


http://www.lapresse.ca/vins/actualites/201605/19/01-4983217-un-premier-vignoble-sur-un-toit-de-new-york.php


En effet, la chose est maintenant possible. Et pourquoi pas ? Les toits verts ne sont pas seulement destinés à la récolte de légumes. Il est fort à parier que l'expérience trouvera d'autres preneurs. Avec une récolte de près de 300 bouteilles, il y a de quoi avoir beaucoup de plaisir si le résultat est convenable.


D'ailleurs, pourquoi ne retrouvons que si peu de petites productions à travers le Québec ? Après tout, la vigne peut très bien prendre racine et donner des vins qui seront très propres à la consommation. Si vous aviez un petit lopin de terre, seriez-vous intéressés à vous lancer en tant que vigneron du dimanche ?


Il est vrai que la vigne demande bien des soins et doit être suivie de près. Les légumes sont plus autonomes que la vigne ! Admettons que vous vouiez tout de même vous lancer dans l'aventure. Les chances de réussite sont très favorables. Quelques recherches vous guideront sur le choix de vignes/cépages et par la suite c'est un peu comme si vous combiniez la culture du bonsaï à l'agriculture : une combinaison de grand soin et de communication avec la nature quoi ! N'est-ce pas là une belle aventure ?


Toutefois, il serait bien de suivre de près le dossier viticulture New York. S’ils réussissent, on le peut bien aussi. New York est au 45ème parallèle tout comme Bordeaux (France), Piémont (Italie). Montréal, au 49ème, se trouve plutôt du côté de la Champagne (France)... Inspirant !


Alors, à quand les mousseux?


dimanche 15 mai 2016

Des racines et des ailes.

Aimé Guibert, grand vigneron du Languedoc nous a quitté. Une bien triste nouvelle pour le monde du vin. Le Mas de Daumas Gassac est devenu à force de travail acharné, d'un terroir très qualitatif et d'une vision unique, une figure de proue dans la région. Courage à la famille et aux proches.


Le vin est en constante évolution, je le dis souvent. Parfois, la tristesse fait place au questionnement et à une nouvelle façon de voir les choses. Les vignerons de ce monde semblent souvent en proie aux questionnements et à une constante nouvelle manière de travailler. Certes les outils - comme dans n'importe quel domaine - amènent ces derniers à obtenir des vins plus justes au fil des ans. L'expérience, l'observation et le risque font le reste du travail.


Quand un domaine décide de prendre des risques en parallèle à ses croyances/ses exigences, il se peut fort bien que ce soit au risque de tout perdre. Toutefois, il suffit de quelques bonnes critiques, par rapport à ce travail, pour que le vin soit propulsé au firmament.... Ou tout du moins à un marché viable.


Les investissements de temps et d'argent qui permettent à un vigneron de bien vivre méritent une admiration de notre part. C'est un métier difficile et qui demande une attention de tous les instants. Qui plus est, plus le domaine est petit, plus une personne se doit de porter plusieurs chapeaux : de viticulteur à vendeur en passant par le marketing et la prise de commandes....


Celui ou celle qui fait fi de la demande et préfère proposer une vision bien unique de son vin mérite donc un minimum de respect. Chapeau bien bas Mesdames, Messieurs !


Deux exemples récents de cette vision unique, des vins bien à eux.


Fratelli Alessandria Dolcetto d'Alba 2014 (code SAQ : 11580186, prix : 20.80$) Vin rouge à base du cépage Dolcetto qui procure une belle gamme d'arômes passants du noyau de cerise, la canneberge et des notes de fumée. C'est très digeste, les tanins sont veloutés et il possède une belle longueur. Unique et très bien fait. Porc sur le barbecue servi sur des pâtes et sauce tomates serait lui aller à merveille.


Bruno Clair Marsannay 2014 Rosé (code SAQ : 10916485, prix : 27.40$). Rosé soit ! Petit rosé d'été, Nenni ! Ici, nous sommes face à la preuve (il n'est pas le seul hein...) que le rosé peut être autre chose que le breuvage de balcon entre amis. Des arômes floraux, de pêche et boisé donne au liquide une belle persistance en bouche. Débouchant de surcroit sur un très bel équilibre, nous faisons face à un rosé de gastronomie, très bien dosé. Beau travail!


dimanche 1 mai 2016

Vin vint.

Sortir le vin de son contexte.

Si vous êtes plutôt du type "je veux un vin à moins de 20" ou encore "que le vin, vint !" et surtout, que vous n'aimez pas vous compliquer la cabosse avec ce qui va avec quoi... Il serait juste d'admettre que la critique ne soit pas votre dada journalier lorsque vient le temps de choisir une bouteille... et alors ?!?

Le vin dans un contexte d'accompagnement de mets versus le vin dans un contexte de dégustation est tout autre. Il est quand même bien de s'informer et de sortir des sentiers battus de temps à autre. Ne serait-ce que pour découvrir un futur vin préféré ou encore de vraiment se faire une belle surprise !

Alors, le vin dégusté par un professionnel a-t-il le même goût s’il est dégusté par un novice ? Oui. Est-ce que les deux personnes auront le même avis sur le vin ? Non. C'est quand même le sapristi de même vin vous me direz. Eh bien oui mais le contexte est différent. Dans le premier cas, le vin est jugé par ses qualités organoleptiques (un grand mot pour décrire ses qualité olfactive (arômes) et gustative -soit le goût). Il est donc dégusté seul et toute l'attention est portée vers lui. Dans le deuxième cas, l'attention est portée vers la rencontre, le plat, les invités, le beau temps et après milles et une chose.... Le vin ! Vous vous souvenez du vin d’hier ? Peu de gens répondront par l'affirmative.... À moins qu'il ne vous ait marqué particulièrement.

Ce n'est lorsque vous devenez amateur que le vin prend plus de place dans l'ordre des éléments qui caractérisent sa dégustation. Non pas que le vin devient meilleur, mais il prend plus d'importance. Vous le choisissez mieux, lisez sur le sujet, êtes concentrés sur ce qui se trouve dans votre verre. Il se peut fort bien que vous soyez aussi au courant des nouveaux arrivages et portés vers la découverte de nouvelles cuvées qui ouvriront encore plus vos horizons gustatifs.

C'est aussi à ce moment que les critiques du vin vous sembleront plus justes ou encore plus intéressantes. Vous serez tenté de garder quelques bouteilles au frais et qui sait, peut-être même envisager un espace cellier ? Est-ce que vous serez gagnant en bout de ligne ? Je crois que oui... Parce qu'après tout, la connaissance, c'est le pouvoir de mieux consommer et de mieux apprécier.


Bonnes dégustations !

lundi 25 avril 2016

Bio nouveau!

Dégusté récemment : Domaine Cauhapé Sève d'Automne Jurançon Sec 2013 (code SAQ : 10257504, prix : 29.55$).


Le vin est jaune doré et au nez sautent des arômes qui font penser à un raisin cueilli très mur, soit des notes de thé, boisées, sur le fruit à chair blanche très mur et quelques notes florales. En bouche, les notes boisées reviennent avec un peu de fruit, une belle acidité et une matière presque visqueuse -sans être lourde -qui se termine sur une belle amertume. Le vin peut très bien se déguster avec un fromage tel que le mont d'or ou encore avec un poulet sauce crème/champignon.


Une aération du vin est recommandable, soit environ 2-3 heures en carafe avant la dégustation. Vous pouvez certainement attendre ce vin plus de 5 ans en le revisitant à l'occasion. Très particulier et hors norme... mais surtout très beau produit !


En vin nature : Biscaris Barunieddu 2013 (code SAQ : 12848826 , prix : 21.65$). Le vin s'ouvre sur des notes de cerises, de chocolat et de thé. En bouche, il est plutôt bien équilibré et les tanins sont souples, ce qui lui procure une bonne buvabilité sans pour autant manquer de présence.


J'aime bien découvrir de nouveaux vins et le fait que la SAQ semble accorder de plus en plus de place aux vins natures et bios me plait beaucoup. Certes, tout ce qui s'y fait n'est pas nécessairement mieux que les autres vins faits en culture traditionnelle. Je suis tout de même plus attiré par la signature issue des vins bio et aussi ceux qui proposent des vins contenant de moins en moins de produits chimiques. Ceux-ci me semblent plus ancrés dans leurs lieux de productions, leurs terroirs. Une terre vivante, travaillée souvent sans machinerie lourde, assistée, surveillée et... écoutée.


Les personnes qui travaillent de la sorte semblent tous au même diapason : des observateurs et des personnes en constante remise en question.


Ces produits sont donc de mieux en mieux acceptés de la part des consommateurs québécois. Est-ce parce qu'ils sont plus facilement consommables dès leur mise en marché, qu'ils ouvrent de nouveaux horizons (il suffit de penser aux vins du Jura qui sont plus populaires ici que partout ailleurs au monde), ou tout simplement parce le nouveau fait toujours du bien ? Et sur un autre point : est ce que les vins issus de ce type de culture peuvent aussi bien passer les années et vieillir tout aussi bien ? Pour certains domaines, le fait de s'être converti à la biodynamie, l'agriculture biologique ou encore à faire des vins natures doit soulever son lot de questions en ce qui a trait au futur de leurs prochaines cuvées.


Si un vin, auquel on a apporté tous les soins nécessaires aux vignes et à la terre dont sont issus les raisins, demeure sur le même terroir et ne voit rien d'autre changé que la façon on l'on cultivait auparavant, comment pourrait-il moins bien vieillir ? Ou comment ne pourrait-il pas s’améliorer ? Sa signature risque fort bien de changer puisque la vigne voit son milieu mieux s'adapter à ses besoins, ceci aura donc une incidence positive sur le goût. Le souffre, à plus faible volume, peut aussi avoir un effet sur le vieillissement puisqu'il protège ce dernier contre les bactéries et l'air qui peuvent l'abîmer. Alors, il serait vain de croire que ceci peut avoir le même effet sur les bouteilles qui sont capsulées à vis ou encore avec un bouchon de verre, bref, tout vin qui ne soit pas obturé par un bouchon de liège.


D'autre part, les cultures - même traditionnelles - sont en évolution. Il est donc normal que le reste suive sous peu : la bouteille et la façon de les capsuler. Il existe d'ailleurs des capsules qui sont semblables à celles que l'on retrouve sur les bouteilles de bières... pourquoi pas ? Il faut d'une part désacraliser une partie de la production puisqu'elle est bue dès sa mise en marché : à quoi bon le liège dans ce cas ? Serait-il juste de voir ailleurs, de proposer de nouvelles méthodes, de voir des bouteilles plus opaques, d'entrer dans une nouvelle ère de solutions capsules, du liège plus dense ?


C'est déjà une merveille de voir autant de produits sur les tablettes de la SAQ et en importation privée, alors il ne faut pas demander la lune de suite. C'est toutefois une question de temps avant que les choses n'évoluent à nouveau. De la bouteille à l'application, passant par le ciblage de l'offre, le vin risque de nous surprendre encore... avant même d'ouvrir la bouteille !


Bonnes dégustations!


lundi 18 avril 2016

Les notes ajustées.

Les notes poétiques!

Lors de mon dernier billet, je discutais des notes laissées par des professionnels du vin qui voguaient plus vers la spiritualité lyrique que la description pure et simple d'un vin. Je vous parlais aussi de l'une de mes deux préférées professionnelle du vin : Nadia Fournier. Je vous joint ici même l'une de ses dernières critiques :

http://www.lactualite.com/art-de-vivre/le-vin-de-la-semaine-un-rose-qui-transcende-son-cepage/

Bien détaillée, précise et surtout qui donne le goût de déguster le vin en question!

Avec Jean Aubry, Madame Fournier est l'une des meilleures critiques du vin au Québec. Leurs articles sont toujours précis et de surcroît bien écrits. Le guide du vin Phaneuf, dont elle est l'auteure, est sublimement détaillé et fait aussi appel à quelques autres collègues afin de l'enrichir à un niveau inégalable.

Si j'avais un seul guide à vous conseiller, ce serait bien celui-ci!

Maintenant, qui a dit que les rosés se ressemblaient tous?

Bonne lecture!

dimanche 17 avril 2016

Améliorez!

De la poésie viticole.

Comme c'est beau de dire que ce vin est "un rayon de soleil dans un verre, de l'été en bouche"... Mais qu'est ce que ça veut dire?

Honnêtement, je me fie à quelques critiques au Québec et deux d'entre elles sont : Jean Aubry et Nadia Fournier.

Nos goûts sont souvent en accord et le parallèle gustatif me plaît bien avec ces deux professionnels du vin. Pour les autres, je me pose parfois la question. Ils sont certainement suivis pour des raisons qui trouvent preneur auprès d'une autre clientèle, et c'est très bien ainsi!

Toutefois, lorsque le vin est décrié sans vraiment parler de ses vraies qualités organoleptiques, je me demande le bien fondé de tous ces mots? Est ce un placement de produit, une tape dans le dos d'une compagnie qui importe ce vin, ou une toute nouvelle approche qui permet une mise en page toute belle? À vous de voir.

Sur un tout autre sujet : la nouvelle application mobile de la SAQ. Certaines fonctionnalités me plaisent bien et d'autres pourraient être améliorées. Lors de la prise de commande en ligne, pourquoi est ce que les vins disponibles en ligne ne soit pas le seul facteur possible de disponibilité? Si les vins en ligne sont les seuls à pouvoir entrer dans votre panier, il est donc inutile de savoir ceux qui sont en succursale (puisque vous ne pouvez commander ces derniers)! Autre point - qui me semble facilement améliorable - lors du paiement : pourquoi est ce que le clavier numérique ne soit pas le seul affiché? Ce ne sont que les chiffres qui sont nécessaires, non?

Pour ce qui est du reste, l'interface est un peu plus belle et rajeunie, le visuel est mieux. Je crois que celle-ci aura d'autres changements à venir afin de mieux rester connecter et faciliter les achats et trouver des bouteilles ou qu'elles soient. À suivre donc....

Autre point, en ce dimanche qui vous a fait sortir et profiter de cette belle journée, le site Vintubateur qui parle d'actualités du vin français. Le site en est à ses débuts, les moyens sont basiques mais les infos sont assez fournies. Voyons voir ce que nous réserve son futur!

Bon dimanche et bonnes dégustations!