lundi 20 octobre 2014

La bougie sur le vin.

Darwin en perdrait le fil!

Comme quoi le vin intéresse de plus en plus de gens à travers la planète, les compagnies prennent le pas et essaient tant bien que mal de suivre la cadence. Les nouveaux intéressés qui répondent à l'appel de cette muse qu'est le vin, veulent en savoir un lot et tout de suite... Les questions fusent de toute part et les réponses doivent arriver à l'instant même. 

Mais alors, que faire pour continuer à titiller cette fibre passionnelle qui tient à un fil - bien tendu - pour que ce soit toujours tout aussi intéressant? La technologie existe soit, mais là ne réside pas la réponse ou encore l'élément qui continuera à vouloir pousser plus loin la passion dès le départ. L'étincelle doit être aussi subite que forte pour que le futur intéressé soit poussé à vouloir poursuivre cette passion qu'est le vin. Toutefois, une fois celle-ci bien démarrée, la technologie peut apporter des réponses ou des voies qui vous animerons au plus haut point!

Le vin est simple et compliqué à la fois. Je m'explique : vous pouvez l'apprécier simplement en vous attardant seulement à table. Vous pouvez aussi en faire un passe-temps en entreposant quelques bouteilles que vous aller boire plus tard. Les clubs de dégustation vous feront connaître un peu plus celui-ci par les notes d'autres dégustateurs qui parleront de leurs impressions. Les lectures, l'apprentissage qui en découle, les cours et tout ce que vous apprendrez sur la dégustation. les types de vins, les cépages, les régions, les millésimes, le temps de vieillissement... seront à même de vous faire constater qu'il en reste un lot à apprendre sur le sujet. 

Portant, à la base vous devriez posséder quelques outils bien simples pour apprécier encore plus le divin breuvage : 

- Des bons verres. Ils vous permettront de pouvoir noter plus de subtilités et de pouvoir déguster adéquatement tout type de vin. 
- Quelques livres de base. Poussez un peu plus vos recherches de façon à apprendre ne serait-ce que la base. Un bel exemple? Le Vin c'est pas sorcier : petit précis d'oenologie illustré de Ophélie Neiman. Superbe livre, simple et efficace.
- Sites internet, blogues et ma page facebook!


Si vous désirez pousser la recherche encore plus loin et profiter (enfin!) de ce que la technologie peut vous apporter, les gadgets font légion dans le monde du vin. Des refroidisseurs, des décanteurs et carafes, des verres aux utilisations multiples, aérateurs de toute sorte et un petit dernier et non le moindre... le Nostradamus du vin (quatrains en moins)!

Je cite, la clef du vin. Ce petit bidule permettrait de mesurer le vieillissement d'un vin en trempant celle-ci quelques secondes seulement. Reste à savoir l'avis des professionnels à venir...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Clef_du_vin

Bonnes découvertes!

mercredi 15 octobre 2014

Mes meilleurs et mes pires.

Vous aimez pas? Et bien moi non plus!

Entre la haine et l'amour, il existe souvent une passion. La passion du vin s'est ouverte à moi depuis quelques années déjà. Depuis 2009 pour être plus précis, je fût frappé par cet univers en constant changement. Avant de m'y connaître assez, le vin occupait une infime partie de mon temps même si j'y prenais plaisir à l'occasion.

À force de lectures, de cours et de dégustations multiples, un portrait de plus en plus précis se dessinait devant moi et malgré tout l'amour que j'ai pour ce liquide, il existe bel et bien deux côtés à cette passion : les bons et les mauvais. Ceux que j'aime et ceux dont je me passerai définitivement! Entre les deux extrêmes, un point me turlupine quand même. C'est cette peur de décevoir lorsque je suis reçu - ou lorsque je reçois -  par des ami(e)s. C'est tout simple, ceux qui apportent une bouteille ou en offre une lors du repas ont bien peur que le vin ne soit pas à ma hauteur (ou au standard élevé de mes goûts!)... À vous j'écris ceci : je suis toujours la même personne et je suis surtout heureux de vous voir pour partager une bouteille ou deux peu importe la provenance!

Alors, passons aux confessions. Mes coups de bouteilles et mes toasts sur le milieu du vin au Québec et mes interactions dans le domaine. 

Mes toasts : 

- Les accords réussis.
- Les découvertes et surtout celles qui contredisent complètement ce que je pensais au départ ou avant d'ouvrir la bouteille en question.
- La constante amélioration de la qualité et la grande diversité de produits offerts en succursales ou par les agences d'importation privée.
- Le club de dégustation dont je suis membre qui parle du vin en toute simplicité et qui me fait devenir un meilleur dégustateur.
- Le nombre de livres qui traitent du sujet et toujours aussi intéressants.
- Les soupers qui s'étirent et qui me font chercher du regard celui ou celle qui apprécie autant que moi ce qui se trouve dans mon verre.
- Parler, écouter et vivre cette passion qui gagne de plus en plus de terrain au Québec.
- Les dégustations à l'aveugle.

Mes coups de bouteilles : 

- Les connaisseurs (ou joe connaissant) qui parlent en tort et au travers du vin et aussi les hautains qui ne font font aucun bien dans le milieu... sauf le leur. En fait, c'est surtout ce que je déteste le plus. Ces gens qui croient que les vins qu'ils aiment sont les meilleurs et que tout le reste est bon à jeter à l'évier. Mon conseil : ne les écoutez pas une seconde!
- Les préjugés sur le sujet.
- Ne pas savoir ou commencer pour influencer une personne à s'intéresser davantage au vin.
- Que le vin soit un sujet tabou quand on s'y connaît peu.


Et bien voilà, maintenant vous savez que je ne jugerai pas la qualité du vin que vous me servez à table et qu'il y ait de fortes chances que je n'en parle pas du tout. J'aime beaucoup plus apprécier le vin sans en parler en bonne compagnie et en verve lorsque la soirée est plus appropriée ou dédiée à ce digne breuvage. Chaque chose à sa place!


Bonnes découvertes!

vendredi 10 octobre 2014

Du vin pas cher!

Du vin à 3$ pour tou(te)s!

Avez-vous déjà lu un article faisant le lien entre le coût de production d'une bouteille de vin et le prix  de détail une fois ce dernier commercialisé?

C'est bien simple. Une bouteille de vin contient du raisin qui a été cueilli à parfaite maturité par des machines (ou des cueilleurs). Il est par la suite élevé pour faire du vin. Si un vignoble de 10 hectares établi un coût de 2$ la bouteille, il serait alors logique que ce vin soit de 4 ou 6 dollars sur les tablettes, logique non? Et bien la réponse est non.

Tout d'abord, les facteurs de production sont tellement différents les uns des autres qu'il serait mal avisé de mettre tout le monde dans le même panier. Et de plus, qu'est ce qui fait une différence de détail si importante entre une bouteille et une autre? Surtout si celle-ci provient du même endroit ou de la même appellation?

Prenons un exemple bien commun : 

Dans le coin rouge, un vignoble bordelais qui possède un vignoble de 10 hectares et qui ne fait que produire le vin pour le commercialiser.

Dans le coin blanc, un autre vignoble de 10 hectares - voisin du premier - qui accueille les visiteurs dans un endroit conçu à cet effet pour qu'ils puissent déguster, apprendre et acheter, qui investissent dans les lieux, dans le chai et tout ce qui touche à la qualité du vin produit, qui attendent que le vin soit vraiment prêt avant de le commercialiser, etc...

Vous remarquez tout de suite que ces deux établissements sont bien différents et que les vins issus de ces deux types de producteurs seront tout aussi différents. Maintenant, si vous préférez les vins artisanaux aux vins de longue garde (ou autre) il n'en tient qu'à vous d'accepter -ou non- le prix affiché sur la tablette. Toutefois, il serait de bonne foi de faire quelques recherches avant de comparer un vignoble à un autre que sur le prix de détail...

Est ce que le premier vin est meilleur que le deuxième? À vous de juger par vos préférences et habitudes de consommation. Pour ma part, j'aime bien les deux et je respecte le prix (peu importe combien il est élevé) si la qualité est au rendez-vous.

Je vous laisse sur un récit entendu au coin de la table : 

Des personnes se sont rendues au vignoble Inniskillin pour faire le tour de la propriété. Les installations étaient à point, les nombreuses dégustations très instructives et le coût payé en valait largement l'expérience offerte sur place. Bref, ils ont été ravis de cette visite! Des vins de glace furent achetés et autres produits faisant la promotion de leur vignoble et du vin en général. Un jour, ils partageront certainement ces mêmes vins avec des amis en leur racontant la même histoire...

À mon humble avis, cet investissement n'est pas seulement une façon pour le vignoble de faire plus de profits, c'est aussi une très belle façon de faire la promotion du vin de par le monde.

Bonnes découvertes!

mercredi 8 octobre 2014

Les vieux millésimes

Les vins sont ils comme les gens?

Jeunes, ils sont uniques et imprégnés de fougue et surtout très marqués par leur environnement. Vieux, ils ont gagnés en sagesse et affichent une nette ressemblance entre eux, peu importe la région.

Pourquoi ce raisonnement? Tout simplement parce que je participais à une dégustation avant hier et que le thème était Bordeaux. Un participant apporta un vin mystère qui ne provenait pas de la région en question. Il fut difficile pour les membres du groupe (dont certains, je précise, ont une bonne expérience en dégustation) de ne pas le confondre avec les autres vins. Pourquoi donc était-ce si difficile? Les cépages étaient bordelais, soit à base de cabernet sauvignon, cabernet franc et merlot. 

Est ce que la ressemblance s'arrête là? Et bien, il m'est arrivé à entendre des résumés de dégustation qui sont ma foi surprenants. Un Beaujolais, toujours sur un vieux millésime, qui "pinotait" au point de faire croire à l'assemblée qu'il s'agissait d'un vieux Bourgogne. Bon, la situation géographique étant tout de même ce qu'elle est, les deux régions sont quand même assez rapprochées... Une meilleure? Un vieux Bourgogne qui a été confondu avec un Bordeaux! Et celle-ci est arrivée à plus d'une reprise. 

Bref, en vieillissant les vins ont tendances à offrir quelques ressemblances qui peuvent troubler les pistes d'un dégustateur (même chevronné!). 

Le vieillissement du vin est toujours relié au temps que celui-ci met à en arriver à un point de non-retour. Il arrive ainsi à la fin de sa vie et vous aurez une dernière chance de lui parler avant qu'il ne s'éteigne. Il a passé par la jeunesse avec ses arômes sur le fruit, ceux-ci ont évolués vers le fruit mur et enfin vers le fruit confit. Pour les rouges, des arômes de champignons, de terre et végétaux sont perceptibles d'entre milles. Et aussi la phase visuelle change du tout au tout. Les couleurs vives laissent place à un rouge tuilé - voire brun - qui donne aussi un indice tant au stade de vieillissement que ce vin a subi. Ensuite, il faudra s'assurer de vérifier l'évolution du liquide en question pour ne pas qu'il fasse la culbute du mauvais côté et perde tout ce qui lui restait de vie. 

Les cépages sont d'abord un bon signe de la durabilité du produit en question. Certaines variétés de raisins sont beaucoup plus propices à produire un vin de garde que d'autres... quoique! Il vous faudra vous assurer de quelle façon le vin a été produit, de quel terroir, de quelle maison, de quelle façon il a été élevé? Parce que un vin bien élevé a plus de chance de réussite que celui qui a eu moins d'attention. 

D'ailleurs, saviez vous que les blancs très évolués affichaient aussi de nettes ressemblances visuelles au rouges du même stade? en un mot, si vous avez la chance de déguster quelques vieilles bouteilles de temps à autre, l'expérience est vraiment enrichissante et il est préférable de prendre son temps et bien retenir la leçon. Un truc pour apprécier ce vin : Buvez le - de préférence - seul pour bien cerner ce qu'il y a dans le verre. Partagez la bouteille de manière a en déguster qu'un verre ou deux et surtout voir son évolution une fois le vin servi. Vous remarquerez que l'air lui fait tout un effet. Après avoir été si longtemps sans contact direct avec l'air, le liquide vieillit à vitesse grand "V". Alors, c'est à vous d'être très attentif et de lui accorder entièrement tout votre temps pour sa dernière prestation.

Bonne dégustation!

vendredi 3 octobre 2014

les meilleurs vins québécois

Les meilleurs vins québécois, la suite.

Mon dernier billet parlait de la qualité montante des vins d'ici. Le travail n'est pas fini, bien au contraire. Nous possédons des vins qui savent bien accompagner à table et à toutes les autres occasions aussi. Les bulles semblent gagner en popularité mais manquent encore de définition (pour celles que j'ai dégusté). Pour ce qui est des bulles justement, je préfère de loin les cidres québécois aux vins mousseux. Un bon exemple serait la Cidrerie du Minot et son Crémant de Glace Tête de Cuvée 2006 (code SAQ : 10977211 au coût de 29.60$). Un magnifique produit!

Pour les vins, un énorme travail est en train de se faire. La face du vignoble québécois pourrait bien changer pour le mieux au cours des prochaines années. Le projecteur étant braqué sur la scène, les artisans du vin n'ont d'autre choix que de bien performer. D'ailleurs, les grands vainqueurs de 2014 (les meilleurs vins du Québec) seront nommés pendant la prochaine édition de la Fête Des Vins Du Québec qui aura lieu au mois de novembre prochain : 

https://www.saq.com/content/SAQ/fr/a-propos/la-saq/nouvelles/qui_seront_les_grands_vins_du_Quebec_2014.html

http://vinsduquebec.com/fetedesvins/

Je garde un très bon souvenir de mes quelques visites aux différents salons qui mettent en valeur les vins québécois. Et cette année, j'ai bien hâte de voir qui se mériteront les prix en question. Je vous invite aussi à prendre part à ses activités qui, en plus de bien montrer tout le talent des gens d'ici, gagne en popularité à chaque année. L'ambiance est magnifique, les gens accessibles et peu avares de bons conseils quand vient le temps de parler de leurs produits. J'ai déjà hâte qu'un autre pan fasse surface que la fête continue. Des associations sont à prévoir puisque, justement, les choses changent... autant dans le vignoble que par les habitudes que la nouvelle génération est en train de mettre en place. Les vins de glace demeurent les grands favoris à l'exportation. Les vins tranquilles auront sous peu une nouvelle signature qui leur donnera des ailes, c'est donc à suivre de près!

Sur une autre note, je dégustais récemment (directement mis en contexte avec le marathon de Montréal), la cuvée spéciale du Vignoble du Marathonien. En blanc, le vin s'ouvre sur des notes florales, de miel et de pomme verte. Il possède une belle fraîcheur et donne envie que l'été continue! En un mot comme en mille, c'est un excellent vin qu'il est préférable d'ouvrir en début de repas ou à l'apéro. Servir frais. Nous avons eu la chance de le déguster lors de la version 2014 de la fête des vendanges de Magog. Il n'est malheureusement pas disponible en succursale lors de l'écriture de ce billet. Gardez un oeil ouvert et le bon si vous voulez avoir la chance de le déguster un de ces jours... ou passez faire une visite sur place, ils en gardent peut être quelques bouteilles pour les visiteurs :

http://www.marathonien.qc.ca/vins.php

Bonne dégustation!







lundi 29 septembre 2014

Dégustation 6 octobre 2014

Début automne ou pas, moi je déguste!

Voici donc quelques petites trouvailles faites dans les derniers temps dans une succursale près de chez moi. Récemment, je dégustais (une autre) bouteille de de Lionel Osmin et je crois sincèrement que c'est ma découverte de l'année 2014. Ses vins sont justes et bons! Si ils ne font partie d'un guide québécois ou d'un autre, pincez moi quelqu'un. Cette fois-ci, il était d'honneur de prendre un verre de la cuvée Nature, Pyrène Nature Coteaux du Quercy 2012 (code SAQ : 11154523 au coût de 18.15$). Une fois de plus, l'équilibre l'emporte sur tout. C'est un vin digeste ou l'assemblage est très bien maîtrisé. Encore bravo!

Autres dégustations : 

En rouge, Bernard Beaudry Chinon 2011 (code SAQ : 10257571 au coût de 21.60$) s'ouvre sur le cassis, le fruit noir et quelques notes épicées dont le clou de girofle mène le bal. En bouche, c'est frais et les tanins sont présents, ils servent d'ailleurs à garder l'équilibre et aussi à transporter le cassis sur une belle longueur. Un très beau Chinon qui est plus marqué par le fruit que le végétal. Il peut être bu de suite si vous le laisser prendre l'air une bonne heure et plus en carafe. Il peut très bien aussi être revisité d'ici les 5 prochaines années au moins.

La découverte : Sella & Mosca Tanca Farrà 2009 (code SAQ : 11097371 au coût de 27.10$) est une vraie bombe. Des notes de fruits noirs, de tabac et de cuir sont bien présentes au nez. En bouche, l'attaque est vive, les tanins sont soyeux et ça persiste sur une très belle finale qui revient sur le fruit noir. Tout simplement pour offrir en cadeau à un amateur de vin italien ou pour vous épater vous-même, c'est une très belle affaire croyez-moi. À déguster sur l'osso buco ou encore le pot-au-feu de boeuf à la tomate... Miam! En plus de ça, vous pourrez certainement en mettre quelques bouteilles en cave si le coeur vous en dit.

Vina Tondonia Reserva 2002 (code SAQ : 11667901 au coût de 47.75$) est l'occasion unique de déguster un vieux millésime à prix si bas. Ce rouge de couleur tuilé, offre au nez des arômes de truffe, de cuir, d'épices et de réglisse. En bouche, l'acidité est encore bien présente et les tanins fondus. Très belle longueur sur une continuité du cuir et de fruit rouge confit. C'est tout simplement sublime et c'est une chance à ne pas manquer! Ici, impossible de passer inaperçu peu importe avec qui vous êtes à table... soyez averti!

Bonnes découvertes.





Les vins du Québec

Sur la qualité des vins au Québec.

Le gouvernement a beaucoup investi et commence à croire au réel potentiel de la viticulture au Québec. Les vignerons eux, y croient énormément et depuis très longtemps. Même si la culture de la vigne - pour produire un vin de qualité -  remonte à un passé pas si lointain (une trentaine d'années), les résultats commencent à être encourageants. 

Il faut dire que la signature des vins produits au Québec est difficilement reproduisable sur l'ensemble du territoire. D'un certain point de vue, c'est bien tant mieux et ça nous donne une plus grande variété de vins à déguster. Présentement, plus de 200 vins (toutes couleurs confondues) sont disponibles à la SAQ, c'est énorme! Le territoire est très vaste donc et nous offre une belle gamme dégustative. La Montérégie, l'est et l'ouest du Québec, l'Estrie et les Cantons-de-l'est ainsi que le centre du Québec sont celles ou les vignobles sont le plus présents.

Dès la mise en place d'un programme visant (enfin!) à donner plus de visibilité aux vignobles de notre région, j'ai eu une crainte : Se pourrait -il que de fins renards sentent l'appât du gain et sabotent le travail des autres en produisant au maximum peu importe la qualité au final? Honnêtement, je crois que la plupart d'entre eux sont bien intentionnés... mais, d'un autre côté, il existe un risque certain.

Récemment, je me suis procuré un vin à la SAQ "certifié Québec" et mes craintes se sont presque matérialisées en bouche. Le vin, honnêtement, était infect et je me suis débarrassé du restant de la bouteille. J'avais utilisé la première partie de la bouteille pour une recette et je suis fort reconnaissant que le goût ne se soit pas transféré dans cette concoction. Il se peut fort bien que le vin ait été atteint d'une quelconque maladie autre que celle du bouchon. Je laisse la chance au coureur mais tout de même, je crois que le vin possédait un seul défaut : sa piètre qualité.

Maintenant, croyez moi, je ne suis pas près de ne plus acheter de vins produits ici même dans mon coin de pays. Bien au contraire, je recherche toujours quelques bonnes bouteilles et j'aime tout autant les faire découvrir aux sceptiques qui ne croient pas à la réelle qualité de nos propres vins. Nous sommes capables de faire les meilleurs produits qui soient, en passant par ceux du terroir simples au plus compliqués, alors je ne vois pas pourquoi la culture du vin ne gagnerait pas elle non vers une pente qualitative ascendante!

Cela dit, j'ai déjà dégusté des vins provenant d'ailleurs qu'au Québec qui étaient tout aussi médiocres. Il y a peu de temps, j'ai dégusté un vin proposé par un commis de la SAQ qui ventait les qualités de ce vin pourtant si peu dispendieux (un peu plus que celui du Québec que je n'ai particulièrement pas apprécié) en m'en offrant un verre... c'était complètement débalancé! Aucun défaut évident sauf celui d'avoir produit un vin qui n'aurait jamais du être mis en marché...

Il y a un point que j'aimerai voir à court terme pour le vins du Québec : un vin personnalisé. Non pas au goût du consommateur, mais plutôt à celui du vigneron. Je m'explique ; Une vaste majorité des vignobles au Québec font affaire avec des spécialistes/consultants/oenologues et autres métiers attachés à la vigne et semblent rester avec eux au fil des ans. C'est une bonne chose puisque les vins sont équilibrés et que la vigne donne le meilleur d'elle même entre leurs mains. D'autre part, les vins produits manquent de personnalité. Ces spécialistes devraient "coacher" les vignerons pour qu'ils puissent voler de leurs propres ailes. Il existe quand même un mouvement qui prend le taureau par les cornes et qui donne une vision plus personnalisée de nos terroirs en faisant tout eux mêmes et surtout en expérimentant. Il serait fort souhaitable que ce mouvement gagne en popularité et fasse boule de neige. Vignerons, aux vignes! 

Bonnes découvertes.