samedi 25 avril 2015

La critique négative, elle sert à quoi?

Sont-ce les critiques trop dures envers le vin?

La critique aligne les vins à déguster dans un local presque aseptisé, un calme alourdissant règne et il dissèque, analyse, regarde et déguste chacun des vins devant lui sans se rendre compte que le temps passe trop vite. Dur métier que celui-ci ou la concentration doit être au maximum. La privation de trop manger pour ne pas engorger les saveurs et les arômes que ces vins dévoileront, la top forme doit être à chaque fois au rendez-vous. 

Les résultats de ces notes - surtout si elles sont très élogieuses - peuvent changer le cours d'un vin, d'une maison et intéresser beaucoup d'amateurs à travers le monde. Des gens investissent dans le vin et font de ce milieu un business très prospère. La critique peut donc avoir une influence directe sur la vente une fois le vin mis en marché. Il n'y a qu'à penser à Robert Parker qui a fait la loi sur le marché des vins de Bordeaux pendant de très nombreuses années. Beaucoup d'autres critiques internationales sont maintenant dans la mire de bien des magazines et investisseurs de ce monde. Alors, ce qu'on attend d'eux est : quel vin acheter!

Peu importe votre budget, il existe un critique pour vous. Ils écrivent des billets comme moi, publient dans des journaux, sur leurs blogues et parlent aussi à la radio ou font partie d'un segment d'une émission à la télé... ou ailleurs. Alors, que peuvent-ils ou elles apporter de plus? Et bien voilà que depuis quelque temps une nouvelle approche semble faire de plus en plus d'adeptes : ils ou elles parlent aussi des vins qu'ils/elles n'aiment pas!

Oui oui, c'est tout à fait juste et pourquoi pas? La vérité peut très bien être dite en tout honnêteté, la liberté d'expression ne sert pas qu'en humour après tout... Mais je demande ce que cette critique apporte vraiment. Est ce nécessaire de dire ce qu'on aime pas. Ça se fait au cinéma, en musique, envers les restaurants et bien d'autres domaines après tout. Mais voilà, est ce qu'on peut juger d'un vin de la même façon? Le travail que demande la confection d'un ou plusieurs vin(s) est énorme. Les facteurs qui régissent le succès d'un bon millésime est minime, la catastrophe souvent au passage. Le métier est l'un des plus demandant qui soit... alors, je me pose la question suivante : est ce vraiment nécessaire de frapper en plus sur la tête d'une maison ou d'un vigneron due à la mauvaise qualité de son vin? Je ne crois pas non. 

Il existe une variété de vins sur le marché. Certains sont fait avec amour et d'autres dans le simple but de faire du profit au détriment de la qualité. Ces derniers sont certainement ceux qui font la joie du critique négatif. Toutefois, étant donné que le profit est le premier facteur d'importance, la maison peut bien donner un rabais, un cadeau ou tout autre babiole dans le but de mousser ses ventes. Est ce que vous croyez que les ventes d'un produit "X" chutera parce qu'un critique peu - ou très - connu lui ai donné une mauvaise note? Je ne suis pas si sur... Alors, ça sert à quoi? Un simple divertissement ou un abus de confiance de la part du critique?

Si vous êtes un amateur éclairé, vous savez déjà quoi acheter et ce qui vous apportera du bonheur. Vous pouvez aussi lire quelques critiques afin de faire de belle découvertes. Si vous vous y connaissez peu, le fait de savoir que le produit "X" est mauvais ne vous aidera pas pour autant. Il serait bien plus avantageux pour vous de vous faire guider de façon positive. 

Alors les critique négatives, on les garde pour qui? Et bien il serait selon moi bien plus important que ces dernières se rendent directement chez le principal concerné mais de façon constructive. Ouvrir une discussion et en apprendre plus de la part du producteur en question. Si le dialogue est ouvert, tout le monde en profiterait en passant du producteur au consommateur. La critique gagnerait aussi dans l'échange et ferait un bien meilleur coup avec ses quelques lignes. 

Et vous, vous aimez les critiques négatives sur le vin?

mercredi 22 avril 2015

Trop de choix en vins.

Encore plus de choix de vins!

Quand j'ai commencé à m'intéresser aux vins, je ne m'y connaissais, bien entendu, pas vraiment. Ma façon de choisir ladite bouteille portait sur une technique incroyable : l'étiquette! À cette méthode s'ajoutait des mots-clés, "château" ou "domaine"... de mon point de vue, c'était infaillible.

Puis, de fil en aiguille tout en parfaisant mes connaissances, j'ai voulu en savoir encore plus. Ce que je recherchais par dessus tout était l'accord parfait entre un plat et un vin. Je lisais sur les caractéristiques des cépages et ce qu'ils possédaient comme qualité gustative, les appellations, les types de sols et les multiples régions productrices. Après des centaines d'heures d'études, lectures et dégustations, je peux dire que j'y parviens de temps à autre. Il est rare que je sois complètement à côté de la voie mais il arrive quand même que je me trompe. Parfois, même en connaissant bien une région, il arrive qu'un vin soit complètement atypique de son appellation d'origine et ça, c'est difficile de le savoir avant d'y avoir goûté. 

Les nouveaux consommateurs sont tout autant curieux sinon plus. Le vin voyage et les connaissances qui s'y rattachent tout autant. De nombreuses agences actives au Québec s'efforcent de dégotter la perle rare ou encore la nouvelle signature qui fera office de chouchou auprès des amateurs de demain. En parallèle, la SAQ offre aussi un beau complément avec des vins de partout à travers le monde. Alors, d'un côté l'offre et de l'autre la demande. Toutes les deux vont en pente ascendante et le train ne semble pas sur le point de ralentir... À ce rythme, la SAQ devra diversifier encore plus son offre présente. Comment? Tout simplement en cassant la barrière invisible qui la lie aux nombreuses agences présentes en notre province. Bientôt, vous ne saurez plus quoi choisir et nous serons, n'en déplaise aux ennemis du monopole, les clients ayant le plus de choix - en terme de vins - de toute la planète! 

Est ce que ce sera difficile de faire entrer tout ces vins dans son propre catalogue en peu de temps? Vraiment pas, il s'agit d'un monopole et ce que ça veut dire concrètement c'est que tous les prix, les codes, les quantités et tout le tintouin sont des informations qui ne demandent qu'à être transférées de leurs banques de données au site www.saq.com, aussi simple que ça? OUI!

Préparez vous à ne plus pouvoir dire que vous ne trouvez rien à la SAQ, ce sera chose du passé et ce, à moyen terme.

Bonnes découvertes!

lundi 20 avril 2015

Du vin nature à la SAQ?

Le vin bio entre par la porte d'en avant à la SAQ... bientôt.

Si vous ne suivez pas ce qui se passe présentement dans le paysage viticole, vous n'être certainement pas au courant que le vin bio prend de plus en plus de place sur le marché. Plusieurs vignerons prennent le pas ou sinon ce sont leurs enfants qui - par soucis de notre santé et la leur - font la bascule vers une culture plus respectueuse de la nature et du consommateur.

La France emploie la plus grande partie de sa consommation en pesticides et autres produits chimique en viticulture... c'est énorme! Certes, les habitudes changent mais pas assez vite selon le gouvernement en place. D'ailleurs un programme a été mis en place pour réduire de moitié cette consommation d'ici 2025. Il est à souhaiter que d'autres pays suivront le pas, nous en serons tout gré au final. Certains prennent même les grands moyens afin de changer les moeurs. Un restaurateur en France a même décidé de bannir un producteur de sa carte puisque ce dernier refuse de passer au bio : http://www.rue89lyon.fr/2015/04/20/vins-guigal-bannis-restaurateur-parisien-parce-que-non-bio/

De notre côté donc, notre société d'état décide enfin de courtiser avec le vin nature. Le vin nature n'emploie - bien sur - rien de chimique et n'utilise pas de soufre non plus... à moins que le vin n'en souffre! Donc, nous aurons sous peu quelques vins, 6 pour être précis, disponibles sur les tablettes. Déjà quelques vins étaient disponibles dans cette catégorie. Mais cette semaine ce sera annoncé en grande pompe.

Tout en rouge : Deux vins de la Vallée de la Loire, un Côtes du Rhône, un Côtes de la Molière, un vin italien et un du Languedoc-Roussillon. De nouveaux producteurs font partie de cette selection qui sera disponible dès jeudi. Planvin, Oenopole, LBV International et la QV sont les heureux distributeurs de 4 vins sur les 6 proposés. 

La SAQ fait donc un test avec ces vins afin de déterminer si les québécois seront au rendez-vous avec les vins natures. Les employés ont été formés pour guider les consommateurs sur les achats de ces vins et donner de ce fait les lignes directrices sur la meilleurs façon de les consommer et ainsi éviter les retours à la caisse de vins "défectueux"!

Je vais me procurer quelques uns de ces vins et vous en reparler au cours des prochaines semaines. 

Bonne dégustation!

jeudi 16 avril 2015

Article pour démoniser le vin et tout ce qui s'y rattache!

Un récent article du journal du Québec (j'ai failli l'écrire avec un "Q" minuscule) faisait part d'une dépense ÉNORME afin que notre gouvernement puisse satisfaire ses quelques 200 invités... Je me demande bien comment il en coûte en France pour le même traitement?

37 000$ pour régaler tout ce beau monde, incluant François Hollande, offert par notre gouvernement... quelle scandale et quelle dépense inutile! 

Vous croyez réellement ça? Disons que j'ai tendance à relativiser... Admettons qu'ils soient 220 invités (puisque l'article ne mentionne pas le nombre exact). Ça ferait un total de 168$ par personne. Disons que le verre de vin - 850 coupes ont été servies - soit 15$ en moyenne (bien en dessous des 7500$ du budget établi par le journal), le repas revient donc à 78$ au Château Frontenac avec un menu dégustatif... Vous trouvez ça encore dispendieux?? 

Ok, faisons un parallèle en fonction de ce repas. Je parle ici d'une chaîne très connue que je ne nommerai pas et le coût du repas pour deux personnes. Entrée : soupe = 6$, Trempette = 10$, Côtes = 27$, bouteille de champagne (faut bien faire passer le gras) = 134$ et petit dessert sur un gâteau au chocolat = 8$, soit un total de 92$ par personne pour un menu bien... normal. On est loin du multiple service, de l'attention au niveau des plats, des vins, de l'ambiance et tout le tintouin... et du 4 verres!!

Conclusion, le prix me semble plus que raisonnable et si je me fie à mes quelques visites au restaurant, c'est loin d'être scandaleux et trop dispendieux. 

Santé!

Ma foi! Ces deux vins se ressemblent!

C'est quoi la différence entre un Meursault et un Chardonnay du Canada?

À la base, le cépage est le même : le chardonnay. Ensuite vient, si on s'y intéresse de plus près, une signature du terroir et une signature du cépage. 

Je m'explique, les deux proviennent de régions différentes voire deux pays différents. Si le premier fait partie d'une appellation, le vigneron devra se soumettre aux lois et règles de celle-ci. Par exemple, le type de sol, le temps de vinification et l'élevage sont des étapes qui feront en sorte que le vin soit facilement reconnaissable par sa signature bien particulière. Si les vignerons veulent faire partie de l'appellation, ils doivent répondre non seulement de l'emplacement spécifique ou se trouve leur vignoble mais en plus, ils devront suivre un cahier des charges très spécifique.

La signature du cépage est tant qu'à elle beaucoup plus large. Le chardonnay est très malléable au niveau du goût, il est donc très varié et se forme docilement à la patte du vigneron. Admettons que notre vigneron canadien décide de faire un vin facile à boire à l'apéro ou encore d'élaborer un vin de gastronomie, il est très possible de le faire. Ici, c'est la signature du cépage qui compte alors que la région est secondaire. Il est à noter que certaines régions de partout à travers le monde mettent certains cépages bien en valeur et pas seulement en France! Dans ce cas, la région sera certainement indiquée sur l'étiquette à la suite du type de cépage (Niagara par exemple). C'est aussi une façon de vendre une signature bien connue. Beaucoup plus de gens connaissent ce qu'est un chardonnay alors qu'une appellation - comme par exemple Pouilly-Fuissé - ne dit pas grand chose au commun des mortels (et oui, il s'agit bel et bien d'un chardonnay)!

Alors, existe-t-il une différence puisque c'est le même cépage? OUI! Peu de chardonnay se ressemblent, même dans une région unique. Le vigneron fait beaucoup la différence puisqu'il est très rare que deux personnes travaillent de la même façon. La façon dont la vigne est conduite, le type de sol, la température ambiante, le rendement des vignes, le type de culture, si la vendange se fait mécaniquement ou à la main, si le raisin est cueilli à pleine maturité ou juste avant.... Et c'est sans parler de ce qui se fait par la suite!

La vraie question : Est ce que l'un des deux est meilleur que l'autre? C'est votre goût et seulement celui-ci qui peut vous dicter la bonne réponse. Tout dépend de vos papilles et la sensibilité de ces dernières et de ce que vous recherchez comme type de signature. Et de plus, il se peut fort bien que vous puissiez trouver le même vin sur deux signatures différentes.... comme disait Socrate "Je sais que je ne sais rien".

Bonnes recherches!

lundi 13 avril 2015

Les turbulents en zone neutre

Zone de turbulences sur fond de décalage horaire, haute affluence et clientèle bigarrée.

Bref retour sur le salon de vins "Les Turbulents" qui se déroulait hier à Montréal. Certains médias annonçaient l'événement comme un "All you can drink" et les habitués, professionnels y allaient afin de découvrir quelques bonne quilles qui feront une apparition sur leurs futures cartes. 

C'était donc à la SAT, il y avait foule et c'était plus festif que les autres salons auxquels j'assiste habituellement. Ça toujours été le cas mais cette année détonait encore plus que sur les autres... Les vignerons assaillis de toute part ne savaient plus ou donner de la tête, plusieurs étaient épuisés et ne tenaient plus vraiment le fil et les vins commençaient à manquer vers 15 heures. Victimes de leurs succès? Tout à fait, ce qui est une bonne chose puisque de plus en plus de gens s'intéressent aux vins natures!

J'ai eu la chance de faire de très belles découvertes. Philippe Bornard - du Jura - un type très zen qui gardait le sourire et essayait tant bien que mal de tenir la barre en bafouillant devant la foule très nombreuse. Un homme très sympa et ses vins l'étaient tout autant. Je commençais sur le crémant du Jura, tout en finesse que j'aurais bien aimé me procurer quelques bouteilles, poursuivait avec le pinot noir "l'Aide Mémoire" sur des airs de gammay tellement le vin est fin, c'est très bien. Mais ce qui m'a le plus charmé a été le Chassagne 2009. Ce vin est construit avec su savagnin, c'est d'une finesse et ça coule comme un long fleuve tranquille... ça donne envie de méditer.

Au passage, je croisais Monsieur Binner du Domaine du même nom qui me faisait part de sa joie d'être en sol québécois, et de me grouiller si je voulais déguster ces vins puisque le niveau s'approchait rapidement du "E" (empty). J'avais déjà dégusté ces vins et ils sont, ma foi, magnifiques. Des vins qui font parler le terroir tout en apportant une belle balance sur la variété du cépage, un bel équilibre sans que l'un prenne le dessus sur l'autre. Des vins riches au bon terme du mot. Il me disait aussi que l'agence qui le représentait avait eu un changement au niveau des propriétaires, soit l'agence Planvin. Bonne continuité à vous tous! Par ailleurs, vous pouvez déguster son Gewürztraminer qui est dispo à la SAQ de temps à autre.

Les vins du Domaine Barmès Buecher étaient aussi présents et leurs Riesling est très accessible et une très belle gamme est mise en valeur à la SAQ. 

J'ai eu de très bons commentaires sur les vins de Jean-Jacques Morel, mais aucun de ceux-ci n'étaient disponibles lors de mon passage... prochaine fois! Et finalement en région d'Anjou j'ai beaucoup apprécié le Bézigon 2010 de Jean-Christophe Garnier. Un chenin qui alliait densité et profondeur. Superbe! 

Ce salon est donc bien particulier et demandera peut-être de changer la formule pour faciliter l'accès aux vins - soit en faisant de plus grands comptoirs ou en changeant de local puisque l'affluence augmente à chaque année. Plus de vignerons, ou encore plus d'agents afin d'aider ces derniers? Tout de même une très belle journée ou la bonne humeur est bien sentie, un bar et un comptoir bouffe sont bien appréciés des visiteurs et vignerons et avec le retour du printemps tout en soleil, je peux dire que ce fût une fois de plus un très beau succès. 

Bravo aux organisateurs!

mardi 7 avril 2015

Les sept péchés du Capital.

Qui fait du bon vin et qui doit être recalé? 

Si vous avez regardé le reportage vers le lien envoyé hier, bravo! Si non, et bien voici un résumé et quelques lignes pour enfin pouvoir choisir un vin sur mesure juste pour vous.

Dans le reportage, une ascension vers la catastrophe du vin produit pour le seul but de faire du pognon. Des propriétaires peu scrupuleux qui n'ont rien à envier à ceux qui ont été pointés du doigt pour avoir trop mis de produits chimiques dans leurs vins. Ils viennent eux aussi des États-Unis? Que non! De la France et nulle part ailleurs... comme quoi la production à très grande échelle est souvent la même peu importe le capitaliste derrière sa barre.

Je ne veux pas mettre tout le monde dans le même panier, loin de moi cette idée. Il ne faut pas croire que n'importe quel producteur qui achète son raisin est - sans aucun doute - mal intentionné. Il existe encore des gens qui prennent (vraiment) la santé des autres au sérieux et la qualité de leur production du même coup. Malheureusement, il existe aussi des gens qui appliquent des recettes sans se poser de questions sur le résultat ou l'issue finale. Ce sont vraiment ces derniers qu'il vous faut éviter.

Comment bien vous expliquer, en ces temps religieux, ce qu'ils font de mal? J'ai tout de suite pensé aux sept péchés capitaux... il se peut fort bien que ce soit le dernier parallèle que je fasse avec la religion, veuillez donc accueillir avec indulgence les propos qui suivront, je vous en remercie d'avance.

- La paresse :

Le vigneron ne se pose pas de questions et traite la vigne aux moments précis ou ces étapes doivent êtres exécutées. Il ne regarde pas l'état sanitaire de ces raisins, il pulvérise des insecticides et autres produits chimiques bon an, mal an. Au moment de vinifier, il doit commencer la fermentation avec des levures du marché puisque ces raisins ne peuvent pas commencer une fermentation alcoolique d'eux mêmes (à cause des traitements dans la plupart des cas). La paresse mentale est souvent accompagnée de moyens motorisés, ça va plus vite et ça demande moins d'efforts.

- L'avarice :

Puisque la production coûte si cher, il ne faut dépenser outre mesure et en tout sens. Le but ici est de sauver sur les dépenses inutiles... à tout prix! Si une barrique de chêne coûte 600 Euros et que des bâtons - ou copeaux - en coûtent 60, et bien on y va avec le moins cher. Ça prend moins de temps et ça coûte moins cher... faudrait être fou pour vouloir faire autrement! Bref, on coupe sur la qualité pour profiter encore plus de son profit. Le résultat est amusant puisque nous sommes sur des vins à boire maintenant et qui vieillissent très mal. Ça vous donne une idée sur la demande auprès des consommateurs?

- La colère :

Faut pas leur dire quoi faire hein! Non mais... ça fait 200 ans que nous travaillons de la sorte, aux barricades! Et puis tout le monde fait de la sorte et c'est pas vos oignons.... Autrement dit, le regard est perçant, les propos mal perçus et il n'en faut pas beaucoup pour que le vigneron se sente visé, ou plus souvent... frustré!

- L'envie :

Si toute l'appellation travaille de la même façon, je me demande bien pourquoi je réussis moins qu'eux? L'envie à déjà poussé des vignerons à saboter (pour vrai) des vignobles voisins parce que ces derniers avaient "trop" la cote. Attention, si on combine la paresse à l'envie, nous sommes sur un mélange qui équivaut à une catastrophe inévitable.

- La gourmandise :

Celle-ci est facilement combinable à l'avarice. C'est tout simple, on commence avec un petit vignoble, on se casse la tête sur le comment du pourquoi on ne peut rejoindre les deux bouts. Un autre vignoble est mis en vente, on grossit un peu, on achète du raisin aux voisins, on grossit pas mal, on se paie un expert marketing, les ventes augmentent (enfin!), on en veut plus.... vous voyez le topo? Regardez le documentaire et ça vous sonnera une cloche promis!

- La luxure :

Le luxe est de pouvoir promouvoir son vin sur la planète entière mais surtout de donner une image à la hauteur des ventes que l'on vise. Mais lorsque l'on regarde de près le péché comme tel, il est plus relié à la sexualité... Alors face au vin, elle serait plus axée sur la déification de la bouteille. Une image qui incite au désir, aux sentiments qui frôle l'émotion érotique évoquée par une ou plusieurs bouteilles. J'y vois donc un parallèle avec le buveur d'étiquette ou encore - de l'autre côté de la production - de la maison qui spécule afin que vous puissiez caresser le rêve de boire un jour de ce cru mythique.... c'est jouissif!

- L'orgueil :

Mon vin est le meilleur au monde point à la ligne. La façon de faire est tracée, la recette est toujours la même, le résultat est évident et si vous n'êtes pas convaincu : voyez les ventes par vous même! Bref, rien à apprendre et rien à battre des autres. Le vigneron - ou la maison - est le meilleur critique et tout ce qui se dit de travers/constructif est totalement futile...

Conclusion et retour sur le reportage. Si vous aimeriez mieux aiguiller vos choix sur l'achat de vos vins, faites des recherches sur le vigneron, la maison, la compagnie qui produit le vin en question. Le fait que le vin est cher n'est pas synonyme de qualité et qu'il soit moins cher l'est tout autant. Tout est dans la manière de faire, l'empathie et le bonheur d'autrui!

+ La sagesse : Ayez le confort et le front de choisir ce que vous voulez. Acceptez de le faire pour les meilleures raisons qui soient : le plaisir. Celui dont vous pourrez profiter longuement, qui vous fournira un bonheur auquel notre vin quotidien est le parfait partenaire du moment présent... et de l'avenir.

Bonnes recherches!