mardi 3 mars 2015

Les couleurs d'un futur vin.

Quoi de neuf? Hé bien que la terre ne cesse de tourner et sème le doute à chaque tour...

Que dire lorsque je lis quelques actualités vins et surtout ces nouvelles aussi bizarres que compréhensibles. La technologie ne touche pas que l'informatique, soyez en assuré. 

Le vin, comme je l'ai écris à maintes reprises, évolue sous toutes ces coutures. Que ce soit par la passage au fil des années à une vendange mécanisée, reprise en choeur par bien de propriétaires. Des chais ultra futuristes à la fine pointe de la technologie ou encore avec tout ce que peut apporter les connaissances viti-vinicoles, il ne reste certainement pas grand place à la nouveauté.... Et pourtant! 

Je lisais que Robert Parker ne ferai pas la dégustation des primeurs Bordeaux 2014. Pas vraiment techno vous me direz? Et bien juste quelques minutes plus tard, je tombais sur un article bien plus intéressant. Des chercheurs sont en train de faire des expériences afin de développer "une langue" artificielle qui saurait traiter plusieurs informations pertinentes sur un vin choisi. Le degré des tanins, acide et la texture du vin en général. Certaines analyses sont bien capables d'en faire autant de nos jours mais on pense pousser encore la note bien plus loin. Si tel est le cas, il serait normal de se poser certaines questions sur ce qui s'en vient.

Capotons un peu. Imaginons-nous dans un futur - pas si loin de notre galaxie actuelle - sur ce que ces informations pourraient apporter au consommateur qui veut toujours en savoir plus. Si toutes les ingrédients entrants dans la fabrication d'un vin du producteur X et que celui-ci utilise des produits chimiques aux vignes, et bien le consommateur sera au courant. La liste de tout les produits (comme ceux que l'on peut lire sur un étiquetage de produit d'épicerie ou autre) seront apparents. Ce qui aurait tôt fait de changer les habitudes de consommation pour bien des personnes. Lorsque tout sera mis en place et que votre application mobile pourra vous guider précisément vers la bouteille de votre choix, vous serez à deux pas de ne chercher que du bio ou autre façon de faire le vin sans intrants. Alors, vous entrez les infos suivantes : "vin rouge, entre 15 et 20$, bio, accompagnant une viande presque saignante" Votre téléphone intelligent vous indiquera ou trouver la bouteille. Non seulement dans quelle succursale, mais précisément sur quelle tablette! Des étiquettes placées sur les bouteilles pourra aider le client qui n'a pas le temps de demander conseil. 

Alors, les grandes maisons ne voulant pas perdre de ventes auront très tôt investis dans ces nouvelles technologies quelles qu'elle soient. Elles réduiront peut être le nombre de millilitres de 50ml, passant ainsi à des formats de 700ml au lieu de 750ml. Investiront dans le bio et (pour les autres faits traditionnellement) sur la techno . Les doses seront plus calculées de toute façon puisque déjà plusieurs pays se mobilisent afin de réduire les produits chimiques et changer les moeurs (beaucoup de générations ne font que suivre l'exemple de leurs parents sans se poser de questions). C'est peut être aussi là que le travail des interprofessions du vin - peu importe la région - devront réellement travailler ensemble et valoriser les vignerons de talent. Elles devront peut être même faire un effort de faire entrer parmi leurs rangs les vignerons qui refusent de faire partie d'une association qui les contraint trop dans leur façon de faire.... Bref, l'avenir n'est pas que rose mais aussi rouge et blanc... toutes ces couleurs nous en feront voir de bien belles au cours des prochaines années.

Bonnes découvertes!

lundi 2 mars 2015

L'unique façon d'apprécier le vin.

Vin, mode d'emploi : 
(La meilleure façon d'apprécier le vin est la suivante).

Avec tout ces critiques, spécialistes, journalistes, sommeliers, communicateurs - à petite ou grande échelle - ou encore ces guides et cie... on ne sait plus ou donner du verre!

Quelle est donc la meilleure façon d'apprécier le vin? Si vos connaissances sont basiques, il serait temps de vous pencher un peu sur ce produit qui le mérite bien. Prenez au moins quelques minutes de recherches sur le vin que vous buvez, ou encore mieux avant d'ouvrir la bouteille, afin de voir ce qui se dit sur celui-ci soit sur le site internet de la maison ou encore de la part de quelques critiques de ce monde. Vous pourrez ainsi valider ou rejeter mais surtout vous faire une tête lors du premier verre. Vous lirez peut être ceci : "un vin qui possède des arômes de fraises et de fruit rouges, sur des tanins veloutés, un vin de copains" et vous penserez peut être la même chose ou trouverez que ce vin possède beaucoup plus de matière que mentionné. Bref, en savoir plus c'est mieux apprécier et mieux cerner ce dont on a envie.

Doit-je boire en silence, avec de la musique, seul ou entouré? Vous voyez, le vin est tellement un produit de consommation complexe que le médium auquel vous l'associerez risque fort bien  de lui convenir. Hélène Dion lui donnait la musique comme compagnon en lui trouvant un accord, une chanson ou une pièce pour un vin déterminé. En gros, vous voudrez un vin possédant grâce et finesse sur une musique douce et un vin un peu plus expressif si les décibels prennent plus de place (c'est de moi cette comparaison). Un exemple? Essayez de déguster un vin de Bourgogne sur fond de rock et faites la même chose avec un vin plus corsé de l'Espagne. En silence? Si vous voulez vraiment analyser le vin oui, si vous le dégustez lors d'un souper et que le but est d'accompagner... non. Seul? Pour les mêmes raisons que le silence : oui et non. En lisant un livre? Pourquoi pas. En fait, à part au volant de votre auto, les raisons d'apprécier le vin sont aussi vastes que le choix que vous pourrez trouver en succursales ou en IP (importation privée). 

Alors, maintenant que vous savez comment bien apprécier le vin il ne reste qu'à savoir en quelle quantité vous devez le consommer et à quelle fréquence. Plusieurs de mes amis boivent pratiquement chaque jour. C'est plus en accompagnement et la quantité est souvent comparable à un ou deux verres par jour. Si vous faites partie de cette tranche et que vous pouvez garder la même bouteille de deux à trois jours, vous remarquerez en plus l'évolution de celui-ci une fois la bouteille ouverte. En effet, le vin évoluera sur cette courte période, portez attention au goût dès l'ouverture versus après quelques jours d'ouverture. Si vous préférez plutôt ne boire que la fin de semaine, c'est loin d'être une mauvaise chose et votre budget risque de vous remercier. 

En fait, il n'existe pas vraiment de meilleure façon sauf celle qui vous fait plaisir. Aucun abus, boire responsablement, partager et vivre le vin se fait dans un équilibre qui ressemble à celui que le vin apporte. Une juste balance entre tous les éléments qui vous entoure, une bonne dose de bonne humeur et de convivialité... c'est vraiment tout ce dont vous avez réellement besoin afin d'apprécier ce qui se trouve dans votre verre.

Bon partage!

mercredi 25 février 2015

Le goût du vin, une dégustation à la fois.

Dégustation express entre 2 bouteilles. 

Ha! les joies de la dégustation. Elle m'apporte tellement de belles surprises, de découvertes et de nouvelles pistes pour foncer droit vers ma ruine... Mais que non, le vin est tellement enrichissant qu'il devrait être réduit et non-imposable, pas mal mieux que le 0.5% que la SAQ aimerait donner en valeur-remise sur achats! Mais bon, cessons de rêver et revenons-en à nos moutons. 

Je commentais un vin de la région de la Loire lors de mon dernier billet. J'aime tellement la région lorsque le coup de coeur est au rendez-vous. Le vin dont je parlais était un superbe vin blanc de la région et plus précisément de l'AOC Vouvray. Cette appellation qui produit du sec au moelleux est capable de vous procurer de très belles émotions. J'aime tout particulièrement - au travers le vaste vignoble de la Vallée de la Loire- le chenin blanc (justement!), le sauvignon blanc, le cabernet sauvignon et le gammay. Même si ils sont moins dans le "spotlight" que bien d'autres régions, je vous suggère de vous y attarder. Surtout si vous êtes un amateur de vins portés sur la finesse et la minéralité.

Pour en revenir à la dégustation, je me suis rendu cette semaine à une SAQ afin de voir ce qui se cachait derrière l'appareil qui me distribue quelques onces de vin à la carte. Quelques maisons très reconnues faisaient les belles derrière la vitrine. Le prix - au verre- défile de gauche à droite dans un ordre logique que je m'efforce de calibrer dans une suite gustative allant du vin modéré au vin corsé. Cette fois, les grandes maisons ou les classiques, me décevaient un tant soit peu. Fût-ce un effet millésime, une mauvaise décision du vigneron? Je laisse le bénéfice du doute et je crois encore en eux! Par exemple, le Heinrich Blaufränkisch 2013 (code SAQ : 10768478 à 23.15$) était presqu'une copie conforme de certains Beaujolais tant il était sur le fruit. Pas de mal! Mais si je compare aux anciens millésimes qui possédaient ce fruit, aligné aux notes végétales et cette teneur qui me rappelait le cabernet franc, son intensité semblait bien moindre. Est-ce là une nouvelle signature? Tout de même un bel équilibre et un vin de soif par excellence.

D'autres maisons donc, bien connues, semblaient en pause ou en réflexion sur les vins proposés. Pourtant, je ne suis pas près de ne plus acheter de leurs vins! Je crois en l'immense talent de certaines d'entre elles et je les conseille énormément à celui qui veut bien découvrir le réel potentiel d'un vigneron de talent. 

Alors, surprise! Pendant que je me plaisais à vouloir (re)déguster de ces beaux classiques, je tombais soudainement - et par pur hasard - sur cette bouteille : Guerrieri Rizzardi Tacchetto Bardolino 2013 (code SAQ : 12132465 à 19.50$). Au visuel, le vin est de rouge rubis presque transparent. J'aurais cru, si je ne m'étais fié qu'à l"oeil, que le vin ne possédait pas nécessairement de matière et aurait été sur le fruit uniquement. Et bien.. Au nez, il est sur des arômes floraux, de fruit rouge( bien exubérant) et sur des notes de viande grillée, une très belle complexité. En bouche, l'acidité est fraîche, les tanins souples, les arômes reviennent sur le fruit et se termine sur une pointe végétale et fumée (vieux bois). C'est très beau et surtout d'une finesse et d'un équilibre qui saura déclasser de bien belles maisons au passage! Prenez y grand plaisir pendant qu'il est en succursale. Partagez le avec une personne que vous appréciez bien, elle saura vous en être reconnaissante!

Bonnes dégustations!

La carte boni SAQ!

Ha! Cette chère #SAQ, comme elle peut faire parler.

Récemment, je tombais sur un article qui dévoilait - peut être - ce que ce serait l'offre de la SAQ afin de dorloter ses clients fidèles. Pour fidéliser ses clients? Non, puisqu'elle n'a pas le souci, en tant que monopole, de vouloir retenir ceux et celles qui achètent déjà du vin! Et bien, un maigre 0.5% de récompense sur les achats devrait être émis par notre société des alcools... Bon, si elle émettait autant que la future cimenterie de Port-Daniel en GES, ce serait peut être trop. Mais si elle donnait un petit cadeau, ne serait-ce que le double des cartes privilège de ce monde, l'offre serait nettement plus satisfaisante. De plus, ça aiderait à moins dépenser sur le marketing et connaître les habitudes de consommation de ces clients et ces "points boni" pourraient faire bénéficier le client d'un escompte substantiel lors de ces futurs achats. 

Quelle serait la meilleure façon de gratifier le client, celui qui achète beaucoup? Le particulier, ce qui veut dire le client qui achète pour lui seul, pourrait bien profiter d'un escompte annuel. Une sorte de remboursement sur les achats fait au cours d'une seule et même année, soit celle en cours. Prenons par exemple un pourcentage de 2% sur les achats faits au cours de 2014. La personne qui achète 2000$ se verrait donc remettre un montant de 40$ en dollars boni... pas beaucoup même si il s'agit du double qu'offrent certaines autres compagnies. Admettons que la SAQ offre le double de prime si vous décidiez de vous procurer des vins exclusivement offerts dans l'espace cellier? Soit un total de 80$ sur le même montant de 2000$. Ça commence à être intéressant non? Et bien, allons plus loin... Imaginiez qu'elle offre le triple si vous décidiez plutôt de suivre un cours offert par la SAQ, à l'ITHQ ou une autre école accréditée par notre gouvernement? Soit un total de 120$! Un cours qui vous coûterait normalement 255$, vous reviendrai à 135$. 

Plus c'est payant en terme de boni, plus le client serait porté à vouloir mieux profiter de cet argent. À suivre donc!

Et si vous vouliez le 4% sur les achats en espace cellier, voici une suggestion que vous ne regretteriez pas : 

Philippe Foreau Domaine du Clos Naudin Vouvray Sec 2012 (code SAQ : 12485789 à 37.25$). D'un jaune très pale aux reflets verdâtres, le nez s'ouvre sur des arômes de pomme mûre, de craie, notes florales et de brioche, il est d'une belle complexité. En bouche, l'acidité est fraîche et revient en force sur les arômes de pomme et minérales. Le vin peut très bien se déguster maintenant - un carafage de 2 heures lui serait de grand aide - ou encore être revu dans 5 ans. Une très belle découverte.

Bonnes découvertes!

lundi 23 février 2015

Le goût de la production.

Le vin en constant changement.

Ici au Québec, nous connaissons une remontée incroyable depuis quelques années sur la qualité du vin. Même si il est question d'un métier aussi ingrat que la cuisine au niveau professionnel, quelques intrépides se lancent dans l'aventure chaque année. Comme ailleurs, des types de producteurs sont bien discernables : Les hommes d'affaires et les artisans. Il existe aussi les entreprenants qui travaillent en parallèle à créer des évènements, louer des espaces parmi les vignes ou dans des établissements connexes, des visites ayant pour thème le vin produit en ces lieux. etc... Mais ceux qui sortent du jeu sont bien les deux premiers types.

Les hommes d'affaires sont ceux qui investissent beaucoup. prennent sous leurs ailes des oenologues, travailleurs reconnus dans le milieu vinicole, installent les derniers équipements de pointe et s'assurent de produire le meilleur vin qui soit. Les artisans sont ceux qui croient au vin tel qu'il devrait être, poussent les limites de ce qui doit ou ne doit pas être fait, ont moins de moyens mais investissent plus de temps, font du vin de terroir plus que du vin technique. Les deux sont essentiels à la bonne continuité du vin au Québec. Si vous ne connaissez pas les premiers, il est fort peu probable que vous ne connaissiez les deuxièmes! Il en est de même partout sur la planète vin peu importe ou vous soyez.... Pensez y!

Une autre catégorie est par contre plus représentée ailleurs qu'ici : les négociants. Je tiens ici à faire une parenthèse sur l'un de ces derniers que j'apprécie beaucoup, Monsieur Lionel Osmin. Les vins disponibles à la SAQ, que j'ai eu la chance de déguster, sont à un niveau qui porte le métier à un autre pallier. Un pallier beaucoup plus qualitatif et qui s'apparente plus à un vigneron qui possède de nombreux hectares de vignes qu'à une personne qui achète ses raisins à d'autres vignerons. Ce monsieur vient tout juste de remporter le titre de négociant de l'année par La Revue du vin de France, Bravo! Le négociant est donc la personne qui achète le raisin pour le vinifier à sa façon. Les champenois sont passés maîtres suprêmes en la matière puisque le prix des raisins est l'un des plus élevé qui soit, une bonne affaire pour les deux partis. Certes, la même chose se fait tout de même en nos sols n'en soyez pas surpris.

Alors, peu importe votre budget, le type de vin que vous aimez, la façon dont vous aimez le boire et l'occasion qui le portera en avant ou en retrait, il est certain que ce choix le sera en fonction de la méthode de production. Vous aimez le même goût peu importe le millésime, vous êtes du type "grande production". Votre préférence se place surtout sur les signatures typiques pour une région nommée, vous êtes du type "terroir et artisans". Voilà qui devrait vous intéresser et vous mettre sur la bonne piste lors de vos futurs achats. N'oubliez pas de vous informer sur le vin que vous aimez, ces quelques bribes d'informations vous seront fort utiles afin de pouvoir profiter et aimer davantage ce qui se trouve dans votre verre. Et de plus, n'hésitez pas à faire un saut de temps à autre vers un autre type de production... qui sait si ce ne sera pas un autre "coupe de foudre"?

Bonnes découvertes!

vendredi 20 février 2015

les vins de l'avenir sont produits maintenant.

J'ai entendu parler d'une révolution au travers les vignes. 

Je brossais un portrait global de la conduite des vignes et surtout de la popularité sans cesse croissante de la culture en bio - et autres - lors de mon dernier billet. Le bio, la biodynamie et la culture "nature" des vins prend de plus en plus de place et fait à chaque saison de nouveaux adeptes parmi leurs rangs. C'est très bien et pour contredire - un peu - le fait que la production qui fait autrement que dans le traditionnel soit plus dispendieuse, voici un autre lien pour que vous puissiez comparer quelques prix entre les divers modes de culture : 

http://vinquebec.com/bio

La révolution est aussi symbole de renouveau. Ici, quelques vignerons s'accordent pour dire que la co-habitation entre la culture traditionnelle et celle bio peut très bien se faire. Il est tout de même à noter que certains facteurs semblent dire autrement. Le cas de ce vigneron en Bourgogne qui refuse de traiter - par précaution - ses vignes et se fait accuser par ses compères par peur de causer des dégâts irréparables (http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/02/24/le-viticulteur-bio-qui-refuse-de-traiter-ses-vignes-devant-le-tribunal_4372007_3244.html). Nicolas Joly qui refuse de payer l'interprofession de la Vallée de la Loire puisque celui-ci pense qu'elle place trop ses investissements auprès de vignerons qui se foutent de la région et des vins de terroirs (http://www.larvf.com/,vin-nicolas-joly-coulee-de-serrant-interloire-loire-aoc-olivier-cousin-vins,4428907.asp).... Revenons-nous au début? Est-ce là la viticulture qui, de but en blanc, marque la future production?

Sur quelques autres notes, je reviens sur des dégustations que j'ai fait de ces vins issus d'une culture saine. Tout d'abord, un de mes préférés, Stéphane Tissot sur les Graviers 2009 (il reste du 2010!). Au tout début de la mise en marché, le chardonnay de cette gamme possédait une acidité vive et les arômes étaient sur le cari, la pomme... Maintenant, l'acidité se fait un peu plus suave, les arômes de pomme, d'aveline, de sous-bois, le vin à gagné en rondeur et suit une évolution superbe. Lancez vous sur le 2010 pendant qu'il en reste et faites une dégustation annuelle, ceci devrait vous convaincre indéfiniment de la qualité des vins du Jura et en particulier de M.Tissot! Domaine André Et Mireille Tissot Les Graviers Chardonnay 2010 (code SAQ : 00875500 à 35.50$)

Château Tour des Gendres Cuvée des Conti 2013 (code SAQ : 00858324 à 17.95$) sur des notes de bourgeon de cassis, salines et des notes florales, j'aurai aimé le vin avec un peu plus e vivacité mais je dois dire que c'est tout de même très bien fait. Il possède un bel équilibre. Nous l'avons accompagné d'un saumon sauce à l'aneth et le résultat fût plus que probant.

Et si jamais, pour commencer un repas, vous avez besoin d'ouvrir le bal avec un vin fait sur mesure : Clos de la Briderie 2013 (code SAQ : 00861575 à 17.65$) devrait vous servir amplement avec ses arômes de pomme et ses notes bien minéralisées... de quoi découvrir ce que le bio a dans le ventre!

Bonnes dégustations!

lundi 16 février 2015

Les vins bio, biodynamique et nature.

Les vins natures, bios, biodynamiques... c'est quoi tout ça?

De nombreux vins, qui portent en eux signe d'espoir afin de mieux consommer, feront leurs apparition à la SAQ au cours des prochaines années. C'est simple, le mouvement ne cesse de croître et d'intéresser de plus en plus de gens - consommateurs - et ainsi continuer à faire grossir les rangs. Franchement, qui ne veut pas boire moins de pesticides et produits impropres à la consommation?

Certes les vins issus de ce type de culture peuvent être plus dispendieux. C'est tout à fait normal puisque les vignerons doivent en moyenne mettre deux fois plus de temps pour en arriver au même résultat que celui qui pratique la culture conventionnelle.. Quoique, certains vin sont aussi peu chers que d'autres et même moins dans certains cas. Si vous prenez par exemple les grandes maisons de ce monde qui vont dans le "dopage" des prix basé sur le mérite et la forte demande, vous remarquerez que le prix est totalement inapproprié par rapport à d'autres vins. 

Mais qu'est ce donc que ce mouvement des vins ou plutôt de ce type de culture? Les vins bios sont produits à partir d'éléments biologiques et interdisent les produits de synthèse dans tout le processus de la production. Le mouvement biodynamique fait de même et de plus, fait en sorte que le vignoble fasse partie d'une partie intégrante, d'un tout. Soit le mouvement lunaire en phase avec les diverses étapes de la production et traitements afin de favoriser le croisement, la force de la vigne et faire en sorte que le vignoble s'autorégisse avec tous les éléments entourant celui-ci. Les vins nature eux ne possèdent pas encore de règles écrites ni de cahiers de charges (il est à noter que certaines associations ont été mises sur pied dans le but d'avoir des lignes directrices. Voir : A.V.N (Association des Vins Naturels), Vins SAINS (sans aucun intrant ni sulfite)- ajouté, Dynamis... etc) et sont faits de la façon la plus naturelle possible. La vigne est accompagnée et l'homme essaie d'intervenir le moins possible, voire pas du tout. 

Est ce que nous pouvons consommer davantage de ces vins dans le but de se nourrir plus sainement? Oui, en se fiant à des règles de base tant qu'à la consommation prescrite, ou plutôt suggérée, par nos organismes liés à la santé. Nul besoin de consommer plus de vins mais une chose est certaine, ceux-ci sont définitivement moins dommageables sur la santé de celui qui en fait usage régulier. 

Donc, plus de vins issus d'une culture saine feront leurs apparitions sur les tablettes de la SAQ sous peu, c'est un fait. Comment les dirigeants voient-ils le positionnement de ces vins en ces lieux de ventes? La SAQ faisait part qu'un nouvel étiquetage (???) allait faire fi de ceux qui sont déjà en place afin d'identifier le mode de culture fait pas le vigneron (bio, demeter, etc...) incitant ainsi le consommateur à mieux s'y retrouver. Serait-il possible que la SAQ, au lieu de changer ce qui est déjà un outil très bien fait, puisse mieux indiquer les vins et la méthode culturale? Par exemple, apposer une étiquette "Demeter" ou "Bio" à côté de l'étiquette de prix du vin en question? Pas très compliqué et efficace selon moi!

Si vous aimeriez en savoir encore plus sur les types de vins mentionnés ci-haut, voici un lien qui devrait bien vous informer et répondre à toutes vos questions. C'est très clair et surtout complet : http://www.lesoir.be/795092/article/vins/vins-france/2015-02-15/qu-est-ce-qu-un-vin-naturel-ou-nature-3/3

Vendredi, je continue avec le sujet des vins issus d'une culture saine et vous ferai part de quelques dégustations que j'ai fait récemment. Vous aurez alors la chance de vous procurer quelques uns de ces vins et en faire vous même l'expérience.

Bonne lecture!