lundi 21 juillet 2014

les vins à bas prix.

Billet #proSAQ

Ce n'est pas étonnant que parfois notre monopole puisse m'irriter un tant soit peu. Les conseils que j'entend parfois à travers les allées, m'hérisse le poil des jambes tellement ils sont tirés par les cheveux. Mais, une chose est certaine, j'y retourne! 

La SAQ offre tout de même une incroyable offre à prix très doux. Je vais dans le sens contraire de bien d'autres critiques qui ne cessent de se plaindre de  la hausse des prix et que la gamme de vins entre 10$ et 15$ fond comme neige au soleil. C'est tout à fait vrai mais il faut voir la hausse des prix d'un autre angle... Je connais très bien le commerce de détail et je peux vous assurer que les prix baissent très rarement. Ils peuvent rester stables, mais la plupart du temps ils augmentent. Pour la SAQ, les prix montent graduellement chaque année de façon constante. Il y a aussi autre chose qui continue sa progression : la qualité de ces vins!

Il m'est rarement arrivé de remarquer tant de bons vins à prix si honnêtes. Sérieusement, les vins qui se situent dans une gamme de prix entre 15$ et 20$ sont incroyables. Certains de ceux-ci sont tout prêts pour reposer en cave... Oui, des vins de garde! Le marché étant ce qu'il est pour l'instant, les vins sont commercialisés pour être bus aussitôt. La personne qui décide de faire autrement et garder des vins pour déguster plus tard pourra très bien y trouver son compte à budget raisonnable. 

Récemment je vous parlais de quelques dégustations faites à un comptoir de la SAQ, ces vins étaient - pour la plupart - dans une gamme de prix très accessible. Par exemple, le Teliani Valley Saperavi 2011 à 17.55$, Lionel Osmin & Cie Marcillac Mansois 2012 à 16.35$. Cette semaine, j'ai eu la chance de mettre la main sur le Domaine Marcel Lapierre Raisins Gaulois 2013 à 20.05$, François Villard L'appel des Sereines 2012 à 20.80$ (superbe à ce prix soit dit en passant), le Domaine d'Alzipratu Fiumeseccu 2013 à 22.15$, bref, des vins début 20$ qui en mettent plein la vue. 

Est il possible d'augmenter certains vins et laisser d'autres au même prix pour quelques années? La réponse est oui. Le prix peut augmenter si le millésime est meilleur que le précédent, que le vigneron ait gagné en précision ou en notoriété, que le vin ait atteint un niveau de qualité supérieur aux cuvées précédentes. Le prix peut rester le même si le vin reste le même, ou il pourrait même baisser si la qualité n'est pas au rendez vous... Le système n'est pas sans failles mais réjouissez vous! Si vous tombez sur le Henri Milan, Les Baux de Provence Domaine Milan 2003 au magnifique prix de 25.80$, vous êtes gagnants sur toute la ligne puisque le millésime n'entre aucunement dans la majoration de prix.

Je termine ce billet en vous donnant quelques notes de dégustation sur le dernier Morgon de Jean Foillard (code SAQ : 11964788 à 27.30$). Le nez est discret et sur le fruit rouge. En bouche, on revient sur le fruit, une pointe minérale et de cassis sur des tanins soyeux et une longueur moyenne se terminant en finesse. Très bel équilibre mais le vin demande un peu plus de temps pour s'exprimer. Si vous en faites l'achat, je vous conseille de le laisser en cave pour une année, préférablement deux, pour bien en profiter. Ce vin est d'une finesse qui me fait - encore une fois - aimer les Morgon comme jamais.

Bonnes dégustations!

vendredi 18 juillet 2014

le millésime 2013

Le millésime 2013 sur la planète vin.

Myriade d'experts, dégustent, analysent et font le point sur le millésime précédent, des fois même avant que le vin soit mis en bouteille. Ces notes figurent sur les meilleures tables pour celui ou celle qui désire savoir quoi acheter pour boire de suite ou encore pour laisser reposer en cave. Difficile, pourtant de se prononcer si tôt. Il faut voir le vin dans un état de complétion et juger de ses points forts et les faibles aussi.

Les dégustateurs ont en leurs mains plusieurs échantillons de diverses régions. Celles-ci sont envoyées par les interprofessions qui veulent bien mettre au banc d'essai les vins d'appellations pour lesquelles ils travaillent. Alors, par exemple en France, si vous faites partie de l'un de ces groupes de dégustateurs, vous recevriez 100 bouteilles (ou échantillons) de la Bourgogne, Alsace, et toutes les autres régions de ce pays. Vous aurez à faire le tour des vignobles pour les vins qui sont à déguster en primeur. Rencontrer des gens de partout, et ce, pour la région française seulement! Il s'agit d'un travail très demandant, vous devrez être en forme physique et mentale tout au long de ces dégustations qui dureront de longues semaines... pour toute une équipe.

Voici donc ce qui ressort de ces notes pour le millésime 2013 :

En France :

- À Bordeaux, les vins blancs et liquoreux sont à privilégier. Les rouges seront à boire plus jeunes pour la plupart et vous devriez pouvoir profiter d'une baisse des prix. Il vous faudra bien vous informer avant d'acheter et ne croyez surtout pas qu'il ne s'est fait rien de bon sur tout le territoire, bien au contraire...

- En Bourgogne, les rendements ont été faibles à cause des mauvaises conditions climatiques dans la plupart de la région. La Côte de Nuits semble donner les meilleurs résultats. Chablis s'en sort plutôt bien aussi. Une hausse des prix semble inévitable pour compenser la perte dans les vignes au niveau de la production.

- La Champagne, le Sud-Ouest, la Vallée du Rhône et la Savoie sortent grands gagnants pour l'uniformité de ce millésime. Le Beaujolais tire bien son épingle du jeu pour 2013 aussi. La Vallée de la Loire a une production très hétérogène, il faudra surtout vous concentrer sur les rouges (Chinon, Anjou et Sancerre). Les Blancs de la région, comme les muscadets et Anjou sortent aussi très bien en qualité.

Encore une fois, il vous faudra faire des recherches sur les vins que vous achetez pour bien profiter des meilleurs atouts de la France viticole. Il ne faut pas voir tout en noir pour ce millésime qui a tant fait parlé. Bien au contraire, il existe de très bons vins! Si ceux-ci sont moins de garde, ils seront facilement appréciables en jeunesse. Ce qui est une très bonne chose pour ceux qui désirent boire leurs vins sans trop attendre.

La semaine prochaine, je vous donnerai quelques pistes sur les vignobles du monde en passant par l'Italie, l'Espagne et d'autres régions.

Bonnes découvertes!

trois découvertes, rien de moins!

Petites dégustations express...

Dans mon dernier billet, je parlais de l'importance de faire découvrir de nouveaux vins. Des vins qui surprennent, des vins qui font aussi voyager. La SAQ avec ses pastilles, a voulu faire découvrir des vins d'une même famille au consommateur à la recherche de nouveautés (ou encore parce que son vin préféré n'était pas disponible lors de sa visite). Maintenant, serait il justifiable de placer des vins à la portée de main de clients qui voudraient faire des achats impulsifs en attendant en ligne pour passer à la caisse?

Je crois que l'idée est bonne si elle est bien amenée. Il suffit de laisser un peu de jeu aux acheteurs, conseillers de la succursale pour les nouveaux arrivages. C'est tout simple et je m'explique : Quand les vins dégustés sont approuvés par ceux qui font les choix pour la succursale ou ils travaillent, ils peuvent en faire la promotion et les placer dans des endroits stratégiques pour favoriser les ventes. Vous me direz, "mais ces endroits sont réservés aux agences qui veulent faire la promotion de leurs propres vins (et la SAQ fait bien sur payer l'agence pour cet espace)!". Vous avez entièrement raison... Alors il faut se demander si la SAQ veut continuer sa mise en marché tel que nous la connaissons ou encore profiter de ses experts pour éduquer et faire découvrir de nouveaux produits, à suivre.

Revenons à nos moutons!

Lionel Osmin & Cie Marcillac Mansois 2012 (code SAQ : 11154558  au coût de 16.35$). Le nez est discret, des arômes de fumée, de cassis, de fruit rouge tel la fraise et des notes végétales laisse la place en bouche sur un vin qui possède une belle fraîcheur sur des tanins doux et un retour sur le cassis. La finale laisse une fine amertume et on en redemande. Un vin digeste soit, mais loin d'être sans âme! Laissez moi ce vin près des caisses et soyez assurée - chère SAQ -  que vos clients vous en remercieront du fond du coeur... 

Trop chères mes suggestions? Ha non, ne me dites pas que la qualité à un prix! Château Bouissel Classic 2011 (code SAQ : 10675888 au coût de 16.80$) fait partie d'une appellation que je connais depuis peu : Fronton. Ce vin possède au nez des arômes de fruits noirs, d'épices et de réglisse. En bouche, l'acidité est présente et les tanins veloutés, le fruit est bien présent sur une longueur moyenne. Ce vin est fort conseillé sur les tapas, grillades et devra faire partie d'une de vos soirée entre amis pas plus tard que cet été!

Le vin géorgien, vous vous en souvenez? Et bien, j'en ai dégusté un des deux : Le Teliani Valley Saperavi 2011 (code SAQ : 11607545 au coût de 17.55$) est discret au nez sur des notes de sésame, de bois et de fruit noir. En bouche, c'est un vin qui m'a fait pensé à un assemblage de pinot noir et de cabernet sauvignon. La finesse de l'un combiné à la robustesse de l'autre. Pour le prix, vous serez plus que comblé et si vous l'accompagnez - comme je l'ai fait - de porc grillé sur le barbecue, vous ne pourrez faire autrement qu'être totalement satisfait.

Voilà de quoi faire quelques belles découvertes à prix d'ami. Vous êtes maintenant en mesure d'épater la galerie pour ce qui reste de période estivale. Profitez en et n'oubliez pas de faire une pause et parler, ne serait que de l'étiquette, de ce vin qui fait partie de cette belle soirée...

Bonnes dégustations!

lundi 14 juillet 2014

Le vin du débutant.

Paresse intellectuelle ou peur de la découverte?

Tous les amateurs et connaisseurs de vins de ce monde se posent la question suivante : "Pourquoi ce vin est il le meilleur vendeur à la SAQ alors qu'il existe bien meilleur au même prix?". Est ce que le consommateur néophyte est si peu enclin à découvrir ou est ce tout simplement un "je m'en foutisme" global qui dicte ses choix lors de son passage à la succursale la plus près de chez-lui?

La vraie réponse se trouve pourtant auprès de notre cher monopole... Les recettes sont bien plus importantes que ce qui les apporte! La société des alcools du Québec veut faire des profits, point à la ligne. Qu'est ce qui vend, quel est le meilleur endroit pour placer ces produits, de ne pas en manquer? 

Les meilleurs vendeurs de 2013 : 

- Folie à Deux Ménage à trois
- Grand Sud Merlot
-  Apothic Red 
- Georges Duboeuf Brouilly 
- Masi Modello

Les 2014 devraient beaucoup ressembler à la liste précédente. Il y avait aussi Fuzion qui faisait partie du peloton de tête. Qu'on en commun ces vins? Ils sont tous produits par de grandes maisons à grande quantité. Les maisons ont alors deux options pour faire partie de l'élite des grands producteurs : posséder d'immenses vignobles ou encore faire l'achat de raisins un peu partout dans la région de production. 

Que pourrait faire la SAQ pour "briser" le cercle de l'achat spontané? Voici quelques options qui pourrait faire un changement au fil du temps : 

- Placer les meilleurs vendeurs tout au fond de la succursale, loin des caisses.
- Positionner les nouveaux arrivages et vins du magazine cellier près des caisses et en bout d'îlots et bien à la portée de main. Ceci fera en sorte que si le client fait un achat impulsif, il fera peut être une découverte ou un coup de coeur.
- Changer l'espace Cellier pour l'espace coup de coeur "conseillers". Les gens qui travaillent à la SAQ dégustent constamment du vin, il serait intéressant de savoir ce qui les a marqués au cours des derniers jours/semaines.
- Continuer de faire paraître les notes de nos critiques québécoises qui travaillent fort et ont le même palais que bien des consommateurs. J'ai souvenir d'avoir vu des notes de Claude Langlois il y a de cela quelques temps... Celles-ci semblent rares de nos jours.
- Former et mettre de l'avant un comité de dégustateurs pour noter les nouveaux arrivages et faire connaître les meilleurs (avec un top 3, 5 ou 10)  vins que ladite équipe a bien aimé/apprécié.

Finalement, il y a encore du travail sur la planche et bien des étapes à réaliser pour en arriver à un changement de notre monopole. Ce qui sera décidé au cours des prochains mois aura un impact tout aussi important sur les ventes de la SAQ que sur les habitudes de consommation des québécois. Si les vins de haute production continuent le chemin des épiceries et que les spécialités prennent plus de place en succursales, il est tout à fait possible que tout le monde y trouve son compte.

Bonnes découvertes!

Allemagne versus Argentine

Je revendique un match amical!
La coupe du monde ne laisse personne indifférent. En fin de semaine, les deux meilleures équipes s'affronteront dans une partie qui ne fera pas dans la dentelle. Survoltés les argentins? Détermines les allemands? Mais oui!

Il est de mise de profiter du corps de l'un et de la symétrie de l'autre... je parle des vins bien sur!


Voici donc quelques suggestions pour égayer votre fin de semaine, profiter d'une bonne bouffe entre amis et servir une bouteille ou deux et surtout bien profiter de cet été.


Allemagne :

Commencez par le plat de fromages, les crudités et le poisson grillé en entrée ou comme plat de fortune. Des vins bien équilibrés, ils tiennent sur un fil de fer, on ne fait qu'en redemander!

- Müller-Catoir Qba Pfalz Trocken Riesling 2012 (code SAQ : 10558462 au coût de 22.65$)

- Dr. Loosen Riesling 2013 (code SAQ : 10685251 au coût de 16.00$). Celui-ci possède du sucre résiduel qui gagne à être accompagné de cuisine épicée, essayez-le, je vous garanti un succès.


Argentine :

Ces deux vins accompagneront à merveille vos grillades et steaks sur le barbecue. Ce sont des vins qui sont très charnus, qui sauront bien tenir tête aux discussions animées et aux plats bien relevés. Placez les bouteilles 30-45 minutes au frigo juste avant le repas.

- Domaine Jean Bousquet Grande Réserve Malbec 2010 (code SAQ : 11602832 au coût de 23.60$)

- Trapiche Fût de Chêne Réserve Malbec (code SAQ : 00430611 au coût de 14.95$)

Nouvel arrivage à la SAQ (aka : faites vite!) :

- Elian Da Ros Vin est une fête 2011 (code SAQ : 11793211 au coût de 20.65$). Un vin qui possède l'équilibre de l'Allemagne et la belle folie de l'Argentine, bref... faites en provision.

En fin de semaine, choisissez votre coupe!

jeudi 10 juillet 2014

La vraie histoire du vin.

Le berceau du vin se porte mieux que jamais.


Des chercheurs ont fait la découverte que les habitants de la Géorgie ont fait du vin entre 5500 et 7000 ans A.V.J.C. ce qui fait de la région la plus vieille terre de vins au monde. Non seulement des traces, mais bien un système de vinification très évolué. Les vins étaient placés en amphores sous terre pour la fermentation et l'évolution de ceux-ci. La plupart des maisons qui élaborent des vins à cet endroit encore aujourd'hui, utilisent la même méthode (qui est d'ailleurs classée à l'UNESCO). 

Les cépages sont pour la plupart autochtones, les méthodes différentes de bien d'autres régions de la planète vin, ce qui devrait bien sur en faire un vin unique! Deux vins de la Géorgie sont disponibles à la SAQ et ont obtenus de bonnes notes sur les différents sites auprès desquels je me suis renseigné. Et le prix semble plus qu'honnête pour les produits proposés. Je me dois d'ailleurs de tester la chose et vous en reparler dans un futur très certain, ce n'est que partie remise.

Trop peu de régions offrent encore ce lien avec l'histoire viticole, cette façon ancestrale de produire le vin. J'aime penser que cette région sera emblématique pour plusieurs autres et surtout,  qu'elle inspirera bien d'autres vignerons. 
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-culture/renaissance-du-vin-en-georgie-selon-des-methodes-ancestrales-07-07-2014-3983883.php

D'ailleurs, j'ai eu la grande chance de déguster un vin hors du commun en fin de semaine passée. Il s'agit de la cuvée "Amphore" Savagnin de Stéphane Tissot sur le millésime 2011. Le type d'amphore utilisée pour la fermentation est presque semblable à celle qui l'est en Géorgie. 

D'abord, pour tous ceux et celles qui ont déjà dégusté du savagnin, vous savez comment le cépage est expressif. Il ne s'accommode guère de plats peu relevés mais bien de cuisine hautement expressive comme la cuisine indienne ou encore la volaille cuite avec une sauce aux morilles, ce sont des accords classiques. Ici, nous sommes en présence d'un vin presque orangé, opaque qui ne laisse pas indifférent au premier coup d'oeil. Au nez, des arômes floraux, de noix, de vieux bois, d'épices tel le cardamome et des notes minérales. Tout ces arômes font en sorte qu'on a vite envie de constater comment il se comporte en bouche. C'est très complexe et unique, d'une belle longueur et surtout avec beaucoup de volume qui fait durer le plaisir sur une belle patine que l'élevage a dû lui procurer... bref, c'est unique!

Voici un vin qui m'a conquis dès qu'il fût placé en carafe, un vin vrai qui n'a pas de pareil. 

Nous avons la chance de pouvoir goûter des vins de partout à travers le monde. Des vins de haute couture tout comme des vins élaborés à la bonne franquette. J'ai tout de même espoir de voir des vins conçus pour le bonheur des amateurs. Non pas des vins pour ramasser des notes, mais des vins pour faire plaisir. Plusieurs vignerons que j'apprécie tant, font partie de la deuxième catégorie de producteurs. Ce sont des visionnaires ou encore des artistes. Une chose est certaine, ce sont des passionnés. 

lundi 7 juillet 2014

Voulez vous devenir vigneron?

Allez hop! En classe!

La discorde entre différents critiques de ce monde sur la meilleure façon de faire le vin bat son plein. Pourquoi donc et quels en sont les enjeux? Tout simplement de trouver une solution ou encore la meilleure façon de faire le vin entre le bio, la culture traditionnelle et le bio-dynamique.

Vous savez à quoi ça me fait penser? Toutes ces personnes qui ont les meilleures solutions lorsque vient le temps de la coupe Stanley et les meilleurs conseils du monde et le choix que devrait prendre l'entraîneur chef pour gagner la partie... Rien de mal dans ces propos et ça démontre qu'il y a des amateurs de vins (comme au hockey) qui ne peuvent se passer d'émettre moult conseils sur la meilleure façon de faire.

Qu'en est il dans les vignes? 

Tout d'abord, la taille du vignoble, la situation géographique, le fait de vouloir - ou non - faire partie d'une appellation, si il s'agit de continuer l'oeuvre ou le travail générationnel vont dicter plusieurs choix sur lesquels vous aurez (peu ou beaucoup) des décisions à prendre.

- la méthode de culture : ceci peut changer d'une personne à l'autre. On voit un tournant continu, en France et ailleurs, de passer de la culture traditionnelle à la culture bio.

- Le nombre de ceps plantés et la durée de vie de ceux-ci : Si vous décidez de tout arracher pour replanter, il vous faudra attendre quatre ans avant de pouvoir obtenir du vin de vos vignes. Vous pouvez le faire progressivement et arracher les vignes qui ne produisent plus. Vous avez aussi le choix de garder vos vieilles vignes et produire du vin plus structuré et dense (mais en plus petite quantité). La vieille vigne produit mieux (si elle est en très bon état et que ses racines ont puisé profondément dans le sol) et moins!

- Le climat ou l'appellation? C'est un choix de grande taille! Si vous décidez de continuer sous l'appellation que vous êtes situés géographiquement, les choix sont déjà dictés dès le départ : la taille et le nombre de ceps à l'hectare, le type de cépage, la façon de traiter les vignes et la signature que l'appellation demande. Vous ferez partie d'une association qui est déjà connue sur le marché. Si vous décidez de quitter l'appellation, vous pouvez faire ce que vous voulez! Le hic, c'est que vous devez trouver preneur pour ce vin que vous croyez meilleur que ce qui se produit dans la même région... Le travail est de grande envergure et la qualité doit être au rendez-vous.

- Si vous héritez d'un vignoble et décidez de partir à l'aventure : Vous y consacrerez votre vie et rien de moins. Aucun vigneron n'est plus choyé que l'autre mais le travail peut différer beaucoup. Si vous faites partie d'une grande maison, il se peut que votre rôle soit déterminé en fonction de l'équipe présentement en place. Vous pourrez alors devenir chef de marque, vous occuper des ventes à l'international, vous occuper des vignes et de produire le vin, être en charge du bon déroulement de toutes les étapes de la vinification... Si vous héritez d'un petit vignoble et bien... vous faites tout! Dans un cas comme dans l'autre - soit un cadre rigide ou une adaptation au gré de la demande - vous devrez être dévoué à 100%. C'est un pensez y bien et ne croyez surtout partir dans un camps de vacances!

En conclusion, nous pouvons émettre les meilleurs conseils du monde à tous ces vignerons mais une chose est certaine, il faudrait être sur place pour bien comprendre le poids des décisions et ce qu'elles peuvent affecter. Vouloir faire du vin est souvent mené par la passion seule, il faut savoir s'adapter, être observateur en tout temps, connaître le meilleur temps pour agir rapidement et aussi être prêt à mettre tout son énergie pour cette vigne qui peut aussi bien nous surprendre, ou nous demander de faire encore plus d'efforts.