lundi 28 juillet 2014

millésime 2013 Italie

Et le millésime 2013 en Italie, ça dit quoi?

L'italie partage les mêmes parallèles que la France et l'Espagne. Les températures et les climats peuvent donc avoir quelques ressemblances. Il est donc tout à fait probable que certaines régions aient les mêmes aspects généraux du millésime en question.

Généralement, 2013 fût une année passable pour l'Italie aussi. De fortes pluies et des froids intenses ont donné du fil à retordre aux italiens. Un millésime difficile soit, mais une année qui fait ressortir les meilleurs et les plus alertes des vignerons. Bref, à toute année difficile, année de vigneron...

Les élus de 2013 sont les Sangiovese de la Toscane et la Toscane en général. Les barrolos sont à surveiller puisque la fin de la saison à été très propice à une lente évolution du cépage clé de la région, le nebbiolo. Les super toscans sont aussi bien notés par les professionnels qui ont dégustés les vins en devenir.  Alto Adige est aussi une région qui a bénéficié de températures plus clémentes à la bonne maturation du raisin. Vous devriez donc profiter des nouveaux arrivages 2013 de Alois Lageder dès qu'ils entrent en succursales.

Parlant de 2013, quelques bouteilles ont fait leurs apparitions à la SAQ et je vous offre derechef des suggestions qui sauront vous faire apprécier les vins de la France et d'ailleurs sur le millésime en question : 

- Domaine Houchart Provence 2013 (code SAQ : 11686503 à 16.35$)

- Louis Tête Morgon Les Charmes 2013 (code SAQ : 00961185 à 18.95$)

- Kelleri Cantina Terlan Pinot Grigio 2013 (code SAQ : 12052351 à 23.50$)

- Château Guiraud premier cru classé 2013 (code SAQ : 12380961 à 35.00$. Vous devrez commander via courrier vinicole)

Pour ce qui est des vins de garde (comme la Toscane) vous devrez attendre un peu avant de voir ceux-ci en tablette. Les barolos, par exemple, doivent rester 3 ans en cave pour porter le nom de l'appellation. Vous serez donc en mesure de voir quelques 2010 mais plutôt des 2009 présentement. Il vous faudra être patient et l'attente en vaut la peine, ces vins sont faits pour la longue garde tout comme les vins de Bordeaux sur les grandes maisons.

Bonnes découvertes!

jeudi 24 juillet 2014

Types de cultures

Vous aimez vos vins sans trop de produits chimiques?

Et bien, d'ici peu de temps (2018), la France devra diviser par deux l'usage de ces produits phytosanitaires pour la culture de la vigne (et l'agriculture en général). Nous, amateurs de vins devant l'éternel, seront gagnants sur toute la ligne de cette mesure qui prend déjà forme chez nos cousins français. Les vignerons ne s'en porteront que mieux aussi!

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ecophyto_2018

Pour l'instant - toujours en France - les vins du Languedoc Roussillon sont sur le haut du podium pour la production de vins bios. il faut dire que la région jouit d'une température idéale qui lui permet de réduire au maximum les entrants chimiques. Les températures de cette région sont mieux alignées aux exigences et au cycles végétatifs de la vigne. 

Sur d'autres régions de la planète vin, les vignerons n'ont pas tous cette chance. Les températures humides, le froid et le manque de soleil sont les ennemis jurés de la vigne. D'un autre côté, les températures très chaudes et le manque d'eau sont aussi des obstacles que les travailleurs du vin devront prendre en considération. 

Le type de culture que le propriétaire d'un vignoble choisira aboutit donc directement au efforts que celui-ci devra fournir pour que la vigne donne le meilleur d'elle même. Il existe différentes façons de travailler la vigne : 

- La culture traditionnelle (la plus utilisée), qui demande de traiter la vigne au cours des cycles que la plante poursuivra jusqu'aux vendanges. Les traitements chimiques (pesticides, fongicides, etc... ) sont utilisés pour enrayer tout risques de maladies dans le vignoble. Normalement, les traitements ont lieu à des dates précises et elle seront exécutées comme tel.

- La culture raisonnée est tant qu'à elle un moyen de traiter la vigne au besoin. Autrement dit, le vigneron devra faire plus de vérifications et observer son vignoble et il ne traitera la vigne que si elle en a réellement besoin. L'Association Terra Vitis a été mise sur pied pour encadrer le vigneron et faire en sorte que celui-ci puisse mieux respecter l'environnement dans lequel il travaille.

- La culture Bio tant qu'à elle, n'utilise aucun produit chimique. Autant dans les vignes que dans le chai (quoique aucune loi n'interdise l'usage de produits chimiques une fois les raisins récoltés). Le vigneron devra être très présent dans les vignes et travailler en harmonie avec cette dernière. De plus, la culture bio ne cesse de gagner du terrain en France et partout ailleurs!

- La culture bio-dynamique pousse encore plus loin l'exercice en intégrant les rythmes lunaires combinés aux cycles de la vigne. Et au final, en étant complètement bio. Aucun produit chimique donc, et le cycle lunaire dicte la conception complète du vin du début à la fin. Même la mise en bouteille est en fonction du cycle en question. Qui plus est, des items propres à la culture sont aussi employés pour le bon déroulement du cycle végétal de la vigne et du raisin.

Il faut noter que ces "règles" aussi précises soient elles n'empêcheront en aucun cas le vigneron d'agir autrement si les vignes sont en danger! Son gagne-pain dépend après tout de sa récolte annuelle.

Bonnes découvertes!

lundi 21 juillet 2014

Comment conserver son vin?

Informations (im)pertinentes et pro-action.

Je suis tombé sur un article fort intéressant que je vous partage qui traite de la questions suivante : Pourquoi les bouteilles de vins font 750ml? Je vous laisse voir par vous même l'information. 

http://samyrabbat.com/patrick-coulibeuf/pourquoi-les-bouteilles-de-vin-font-elles-0-75-cl-et-non-un-litre.html

J'ai déjà parlé de quelques améliorations que la SAQ pourrait apporter et qui ferait plaisir à quelques amateurs au Québec. Une de celle-ci, serait de pouvoir recevoir une alerte lorsqu'un vin devient disponible dans le réseau de notre monopole. Par exemple, si vous aimeriez être mis au courant, en recevant un courriel, que "Le Vin est une Fête" de Elian Da Ros arrive en tablette à une date determinée, vous entrez le nom du vin et créez une alerte pour celui-ci sur le site de la SAQ. Résultat, vous n'avez pas besoin de vérifier chaque semaine pour savoir si il est arrivé ou pas. Et bien, j'ai écrit à la SAQ pour demander si cette application existait (la réponse est non) et de la développer si tel n'est pas le cas. Voici la réponse : 

Faisant suite à votre courriel, veuillez noter que n'y le site SAQ.COM n'y l'application web n'offrent cette option.

Toutefois, nous prenons bonne note de votre suggestion et soyez assuré que nous l'acheminons au responsable du site.

Nous vous remercions de l'intérêt manifesté envers la SAQ.

Sincères salutations, 

Alors, à suivre!

Conseil vin : 

Si vous décidez de conserver quelques bouteilles pour dégustations futures, voici quelques règles à suivre : 

Conseil no.1 - Les bouteilles doivent rester à l'horizontale. Voici deux bonnes raisons de le faire : le liquide entrant en contact avec le bouchon empêche celui de sécher et du fait, laisser entrer de l'air dans votre précieux flacon (résultant à en faire du vinaigre). Ça permet aussi de ne pas avoir d'air entre le liquide et le bouchon qui résulte à la même finale que vous voulez éviter... l'air est l'ennemi du vin tant et aussi longtemps que vous n'avez pas ouvert la bouteille!

Conseil no.2 - Pas de grand écarts de température. Si il fait 15 degrés le matin et 25 l'après-midi, soyez certains de ne pas conserver vos vins trop longtemps. Le vin est beaucoup plus solide que l'on croit mais les variations de températures le feront vieillir plus rapidement un point c'est tout. Une température trop fraîche tant qu'à elle isolera le vin dans le temps, il prendra donc beaucoup plus de temps pour arriver à maturité.

Conseil no.3 - Une hygrométrie assez importante est nécessaire. Le bouchon qui entre avec l'air environnant à tendance à sécher vers l'extérieur. Ce qui résulte à... voir conseil no.1.

Conseil no.4 - Lumière tamisée s.v.p. Le vin n'aime pas - tout comme l'air - la lumière! Un endroit noir ou très peu éclairé lui convient à merveille. Vous voulez aussi tenir vos bouteilles loin de toute source de vibrations.

si vous êtes en appartement, procurez vous un cellier. C'est de loin la meilleure option et surtout le meilleur investissement. La température est réglable et l'hygrométrie à la hauteur de votre collection en devenir. Faites quelques recherches sur le modèle qui vous convient le plus en vous posant les question suivantes : combien de bouteilles (pensez au futur!), le temps que j'aimerai les conserver (court-moyen-long terme), l'espace que je possède etc...

Si vous posséder une maison, le sous-sol est souvent l'endroit de prédilection pour votre collection. Température assez stable, lumière rares, vous pouvez leurs trouver une garde-robe inutilisée ou encore faire votre propre cave à vins! 

les vins à bas prix.

Billet #proSAQ

Ce n'est pas étonnant que parfois notre monopole puisse m'irriter un tant soit peu. Les conseils que j'entend parfois à travers les allées, m'hérisse le poil des jambes tellement ils sont tirés par les cheveux. Mais, une chose est certaine, j'y retourne! 

La SAQ offre tout de même une incroyable offre à prix très doux. Je vais dans le sens contraire de bien d'autres critiques qui ne cessent de se plaindre de  la hausse des prix et que la gamme de vins entre 10$ et 15$ fond comme neige au soleil. C'est tout à fait vrai mais il faut voir la hausse des prix d'un autre angle... Je connais très bien le commerce de détail et je peux vous assurer que les prix baissent très rarement. Ils peuvent rester stables, mais la plupart du temps ils augmentent. Pour la SAQ, les prix montent graduellement chaque année de façon constante. Il y a aussi autre chose qui continue sa progression : la qualité de ces vins!

Il m'est rarement arrivé de remarquer tant de bons vins à prix si honnêtes. Sérieusement, les vins qui se situent dans une gamme de prix entre 15$ et 20$ sont incroyables. Certains de ceux-ci sont tout prêts pour reposer en cave... Oui, des vins de garde! Le marché étant ce qu'il est pour l'instant, les vins sont commercialisés pour être bus aussitôt. La personne qui décide de faire autrement et garder des vins pour déguster plus tard pourra très bien y trouver son compte à budget raisonnable. 

Récemment je vous parlais de quelques dégustations faites à un comptoir de la SAQ, ces vins étaient - pour la plupart - dans une gamme de prix très accessible. Par exemple, le Teliani Valley Saperavi 2011 à 17.55$, Lionel Osmin & Cie Marcillac Mansois 2012 à 16.35$. Cette semaine, j'ai eu la chance de mettre la main sur le Domaine Marcel Lapierre Raisins Gaulois 2013 à 20.05$, François Villard L'appel des Sereines 2012 à 20.80$ (superbe à ce prix soit dit en passant), le Domaine d'Alzipratu Fiumeseccu 2013 à 22.15$, bref, des vins début 20$ qui en mettent plein la vue. 

Est il possible d'augmenter certains vins et laisser d'autres au même prix pour quelques années? La réponse est oui. Le prix peut augmenter si le millésime est meilleur que le précédent, que le vigneron ait gagné en précision ou en notoriété, que le vin ait atteint un niveau de qualité supérieur aux cuvées précédentes. Le prix peut rester le même si le vin reste le même, ou il pourrait même baisser si la qualité n'est pas au rendez vous... Le système n'est pas sans failles mais réjouissez vous! Si vous tombez sur le Henri Milan, Les Baux de Provence Domaine Milan 2003 au magnifique prix de 25.80$, vous êtes gagnants sur toute la ligne puisque le millésime n'entre aucunement dans la majoration de prix.

Je termine ce billet en vous donnant quelques notes de dégustation sur le dernier Morgon de Jean Foillard (code SAQ : 11964788 à 27.30$). Le nez est discret et sur le fruit rouge. En bouche, on revient sur le fruit, une pointe minérale et de cassis sur des tanins soyeux et une longueur moyenne se terminant en finesse. Très bel équilibre mais le vin demande un peu plus de temps pour s'exprimer. Si vous en faites l'achat, je vous conseille de le laisser en cave pour une année, préférablement deux, pour bien en profiter. Ce vin est d'une finesse qui me fait - encore une fois - aimer les Morgon comme jamais.

Bonnes dégustations!

vendredi 18 juillet 2014

le millésime 2013

Le millésime 2013 sur la planète vin.

Myriade d'experts, dégustent, analysent et font le point sur le millésime précédent, des fois même avant que le vin soit mis en bouteille. Ces notes figurent sur les meilleures tables pour celui ou celle qui désire savoir quoi acheter pour boire de suite ou encore pour laisser reposer en cave. Difficile, pourtant de se prononcer si tôt. Il faut voir le vin dans un état de complétion et juger de ses points forts et les faibles aussi.

Les dégustateurs ont en leurs mains plusieurs échantillons de diverses régions. Celles-ci sont envoyées par les interprofessions qui veulent bien mettre au banc d'essai les vins d'appellations pour lesquelles ils travaillent. Alors, par exemple en France, si vous faites partie de l'un de ces groupes de dégustateurs, vous recevriez 100 bouteilles (ou échantillons) de la Bourgogne, Alsace, et toutes les autres régions de ce pays. Vous aurez à faire le tour des vignobles pour les vins qui sont à déguster en primeur. Rencontrer des gens de partout, et ce, pour la région française seulement! Il s'agit d'un travail très demandant, vous devrez être en forme physique et mentale tout au long de ces dégustations qui dureront de longues semaines... pour toute une équipe.

Voici donc ce qui ressort de ces notes pour le millésime 2013 :

En France :

- À Bordeaux, les vins blancs et liquoreux sont à privilégier. Les rouges seront à boire plus jeunes pour la plupart et vous devriez pouvoir profiter d'une baisse des prix. Il vous faudra bien vous informer avant d'acheter et ne croyez surtout pas qu'il ne s'est fait rien de bon sur tout le territoire, bien au contraire...

- En Bourgogne, les rendements ont été faibles à cause des mauvaises conditions climatiques dans la plupart de la région. La Côte de Nuits semble donner les meilleurs résultats. Chablis s'en sort plutôt bien aussi. Une hausse des prix semble inévitable pour compenser la perte dans les vignes au niveau de la production.

- La Champagne, le Sud-Ouest, la Vallée du Rhône et la Savoie sortent grands gagnants pour l'uniformité de ce millésime. Le Beaujolais tire bien son épingle du jeu pour 2013 aussi. La Vallée de la Loire a une production très hétérogène, il faudra surtout vous concentrer sur les rouges (Chinon, Anjou et Sancerre). Les Blancs de la région, comme les muscadets et Anjou sortent aussi très bien en qualité.

Encore une fois, il vous faudra faire des recherches sur les vins que vous achetez pour bien profiter des meilleurs atouts de la France viticole. Il ne faut pas voir tout en noir pour ce millésime qui a tant fait parlé. Bien au contraire, il existe de très bons vins! Si ceux-ci sont moins de garde, ils seront facilement appréciables en jeunesse. Ce qui est une très bonne chose pour ceux qui désirent boire leurs vins sans trop attendre.

La semaine prochaine, je vous donnerai quelques pistes sur les vignobles du monde en passant par l'Italie, l'Espagne et d'autres régions.

Bonnes découvertes!

trois découvertes, rien de moins!

Petites dégustations express...

Dans mon dernier billet, je parlais de l'importance de faire découvrir de nouveaux vins. Des vins qui surprennent, des vins qui font aussi voyager. La SAQ avec ses pastilles, a voulu faire découvrir des vins d'une même famille au consommateur à la recherche de nouveautés (ou encore parce que son vin préféré n'était pas disponible lors de sa visite). Maintenant, serait il justifiable de placer des vins à la portée de main de clients qui voudraient faire des achats impulsifs en attendant en ligne pour passer à la caisse?

Je crois que l'idée est bonne si elle est bien amenée. Il suffit de laisser un peu de jeu aux acheteurs, conseillers de la succursale pour les nouveaux arrivages. C'est tout simple et je m'explique : Quand les vins dégustés sont approuvés par ceux qui font les choix pour la succursale ou ils travaillent, ils peuvent en faire la promotion et les placer dans des endroits stratégiques pour favoriser les ventes. Vous me direz, "mais ces endroits sont réservés aux agences qui veulent faire la promotion de leurs propres vins (et la SAQ fait bien sur payer l'agence pour cet espace)!". Vous avez entièrement raison... Alors il faut se demander si la SAQ veut continuer sa mise en marché tel que nous la connaissons ou encore profiter de ses experts pour éduquer et faire découvrir de nouveaux produits, à suivre.

Revenons à nos moutons!

Lionel Osmin & Cie Marcillac Mansois 2012 (code SAQ : 11154558  au coût de 16.35$). Le nez est discret, des arômes de fumée, de cassis, de fruit rouge tel la fraise et des notes végétales laisse la place en bouche sur un vin qui possède une belle fraîcheur sur des tanins doux et un retour sur le cassis. La finale laisse une fine amertume et on en redemande. Un vin digeste soit, mais loin d'être sans âme! Laissez moi ce vin près des caisses et soyez assurée - chère SAQ -  que vos clients vous en remercieront du fond du coeur... 

Trop chères mes suggestions? Ha non, ne me dites pas que la qualité à un prix! Château Bouissel Classic 2011 (code SAQ : 10675888 au coût de 16.80$) fait partie d'une appellation que je connais depuis peu : Fronton. Ce vin possède au nez des arômes de fruits noirs, d'épices et de réglisse. En bouche, l'acidité est présente et les tanins veloutés, le fruit est bien présent sur une longueur moyenne. Ce vin est fort conseillé sur les tapas, grillades et devra faire partie d'une de vos soirée entre amis pas plus tard que cet été!

Le vin géorgien, vous vous en souvenez? Et bien, j'en ai dégusté un des deux : Le Teliani Valley Saperavi 2011 (code SAQ : 11607545 au coût de 17.55$) est discret au nez sur des notes de sésame, de bois et de fruit noir. En bouche, c'est un vin qui m'a fait pensé à un assemblage de pinot noir et de cabernet sauvignon. La finesse de l'un combiné à la robustesse de l'autre. Pour le prix, vous serez plus que comblé et si vous l'accompagnez - comme je l'ai fait - de porc grillé sur le barbecue, vous ne pourrez faire autrement qu'être totalement satisfait.

Voilà de quoi faire quelques belles découvertes à prix d'ami. Vous êtes maintenant en mesure d'épater la galerie pour ce qui reste de période estivale. Profitez en et n'oubliez pas de faire une pause et parler, ne serait que de l'étiquette, de ce vin qui fait partie de cette belle soirée...

Bonnes dégustations!

lundi 14 juillet 2014

Le vin du débutant.

Paresse intellectuelle ou peur de la découverte?

Tous les amateurs et connaisseurs de vins de ce monde se posent la question suivante : "Pourquoi ce vin est il le meilleur vendeur à la SAQ alors qu'il existe bien meilleur au même prix?". Est ce que le consommateur néophyte est si peu enclin à découvrir ou est ce tout simplement un "je m'en foutisme" global qui dicte ses choix lors de son passage à la succursale la plus près de chez-lui?

La vraie réponse se trouve pourtant auprès de notre cher monopole... Les recettes sont bien plus importantes que ce qui les apporte! La société des alcools du Québec veut faire des profits, point à la ligne. Qu'est ce qui vend, quel est le meilleur endroit pour placer ces produits, de ne pas en manquer? 

Les meilleurs vendeurs de 2013 : 

- Folie à Deux Ménage à trois
- Grand Sud Merlot
-  Apothic Red 
- Georges Duboeuf Brouilly 
- Masi Modello

Les 2014 devraient beaucoup ressembler à la liste précédente. Il y avait aussi Fuzion qui faisait partie du peloton de tête. Qu'on en commun ces vins? Ils sont tous produits par de grandes maisons à grande quantité. Les maisons ont alors deux options pour faire partie de l'élite des grands producteurs : posséder d'immenses vignobles ou encore faire l'achat de raisins un peu partout dans la région de production. 

Que pourrait faire la SAQ pour "briser" le cercle de l'achat spontané? Voici quelques options qui pourrait faire un changement au fil du temps : 

- Placer les meilleurs vendeurs tout au fond de la succursale, loin des caisses.
- Positionner les nouveaux arrivages et vins du magazine cellier près des caisses et en bout d'îlots et bien à la portée de main. Ceci fera en sorte que si le client fait un achat impulsif, il fera peut être une découverte ou un coup de coeur.
- Changer l'espace Cellier pour l'espace coup de coeur "conseillers". Les gens qui travaillent à la SAQ dégustent constamment du vin, il serait intéressant de savoir ce qui les a marqués au cours des derniers jours/semaines.
- Continuer de faire paraître les notes de nos critiques québécoises qui travaillent fort et ont le même palais que bien des consommateurs. J'ai souvenir d'avoir vu des notes de Claude Langlois il y a de cela quelques temps... Celles-ci semblent rares de nos jours.
- Former et mettre de l'avant un comité de dégustateurs pour noter les nouveaux arrivages et faire connaître les meilleurs (avec un top 3, 5 ou 10)  vins que ladite équipe a bien aimé/apprécié.

Finalement, il y a encore du travail sur la planche et bien des étapes à réaliser pour en arriver à un changement de notre monopole. Ce qui sera décidé au cours des prochains mois aura un impact tout aussi important sur les ventes de la SAQ que sur les habitudes de consommation des québécois. Si les vins de haute production continuent le chemin des épiceries et que les spécialités prennent plus de place en succursales, il est tout à fait possible que tout le monde y trouve son compte.

Bonnes découvertes!